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Arrière-train ou arrière-boutique

(France, 1907) : Le derrière.

À l’instant cette demoiselle, ouvrant son arrière-boutique, laissa aller un vent.

(D’Ouville.)

Rien ne me déplaît plus par contre que ce crin
Dont les dames se font un faux arrière-train.

(H. Briollet.)

Bien faire (en train de)

(Rigaud, 1881) : En train de manger.

À toutes les tables, dans les environs, des soupeurs déjà en train de bien faire.

(F. d’Urville, Les Ordures de Paris.)

Boute-en-train

(d’Hautel, 1808) : Bon vivant, compère la joie, toujours disposé à la ribotte, et qui met les autres en gaieté, en bonne humeur.

En train

(Larchey, 1865) : En train de se griser.

Ce sera fort heureux si votre ami reste, car je le crois un peu en train.

P. de Kock.

Entraînement

(Delvau, 1867) : s. m. Méthode anglaise, devenue française qui s’applique aux hommes aussi bien qu’aux chevaux, et qui consiste à faire maigrir, ou plutôt à dégraisser les uns et les autres pour leur donner une plus grande légèreté et une plus grande vigueur.

Entraîner

(Delvau, 1867) : v. a. et n. Soumettre un cheval, un jockey ou un rameur à un régime particulier, de façon qu’ils pèsent moins et courent et rament mieux.

Entraîner (s’)

(Rigaud, 1881) : Faire de l’exercice pour combattre l’obésité naissante. Terme emprunté à l’argot du sport.

Ah çà ! mais dis donc, mon gaillard, tu t’arrondis. — Oui… j’ai besoin de m’entraîner un peu.

(V. Sardou, Daniel Rochat, ac. 1. sc. II.)

Entraîner un cheval

(Larchey, 1865) : « L’animer et l’enivrer graduellement par la course et par des obstacles légers d’abord, dont le plus grand est le dernier. » — Alph. Karr. — Il y a des entraîneurs de profession.

Être en train

(Delvau, 1867) : v. n. Commencer à se griser, — dans l’argot des ouvriers.

Être ou n’être pas en train de faire quelque chose

(Delvau, 1864) : Avoir ou n’avoir pas envie de baiser ; se sentir ou ne pas se sentir en queue.

Dis donc, chéri, pisq’t’es t’en train de rien faire, moi non plus, si nous tâchions d’ pioncer un peu.

Henry Monnier.

Graisser le train

(Rigaud, 1881) : Battre, donner des coups de pied au derrière. Mot à mot : graisser le train de derrière, — dans le jargon des voyous.

Mise en train

(Rigaud, 1881) : Première tournée, station matinale chez le marchand de vin, — dans le jargon des ouvriers pressiers, en souvenir de la mise en train des presses.

Peau (traîner sa)

(Rigaud, 1881) : Traîner son corps de côté et d’autre ; ne savoir que faire de sa personne.

Piqueuse de trains

(Rigaud, 1881) : Raccrocheuse qui attend la pratique dans les gares, assise sur un banc dans une gare de chemin de fer. Elle guette l’arrivée des trains.

Prendre le train d’onze heures

(Rigaud, 1881) : Farce de troupiers. Cette farce consiste à administrer à la victime une promenade nocturne dans son lit, lequel est traîné par de facétieux voisins au moyen de cordes à fourrages. Cette brimade a encore reçu le nom de « rouler en chemin de fer ». Le soldat qui a fait suisse est sûr qu’il prendra le train d’onze heures ; mais il n’y a qu’un bleu, un conscrit, qui, ignorant les usages du régiment, puisse commettre un si grand délit.

Quoniam bon train

(Delvau, 1867) : adv. Rapidement, avec empressement, — dans l’argot du peuple.

Sabreur, traîneur de sabre

(Larchey, 1865) : Militaire bruyant, Fanfaron.

Vous me faites pitié, tout sabreur que vous êtes.

P. Borel, 1833.

Savate (traîner la)

(Rigaud, 1881) : Traîner la misère. Variante : Traîner la groule.

Train

(d’Hautel, 1808) : Il va un train de chasse. Pour, on ne peut le suivre, tant il va vite ; il travaille avec une grande ardeur ; il mène une vie d’enfer.
Mener quelqu’un grand train, belle manière. Le mener vertement, avec vigueur.
Un bout en train. Un homme de joyeuse humeur, un roger-bontemps ; un bon vivant qui met tout le monde en gaieté.

(Delvau, 1867) : s. m. Vacarme, rixe de cabaret, — dans l’argot du peuple. Signifie aussi Émeute. Il y aura du train dans Paris. On fera des barricades et l’on se battra.
Originairement le mot signifiait Prostibulum, et, par une métonymie fréquente dans l’Histoire des mots, la cause est devenue l’effet. De même pour Bousin.

(Rigaud, 1881) : Derrière. — Coup de pied dans le train.

(La Rue, 1894) : Vacarme. Le postérieur. Être en train, être légèrement ivre.

Train (du)

(Larchey, 1865) : Vite. — Mot à mot : Menez-moi grand train.

Asie prit un fiacre et dit au cocher : Au Temple ! et du train ! il y a gras.

Balzac.

(Rigaud, 1881) : Vite ; c’est-à-dire bon train.

Train (du) !

(Delvau, 1867) : Vite ! — dans l’argot des petites dames.

Train (en)

(Rigaud, 1881) : Sur la pente de l’ivresse. Mis en train par la gaieté bachique.

Train (être dans le)

(Fustier, 1889) : Suivre les caprices de la mode ; accepter toutes les innovations. Nous avions déjà dans la langue familière : être dans le mouvement, suivre le mouvement, cela ne suffit plus et, le progrès aidant, il faut être aujourd’hui dans le train !

Je crois devoir avertir Monsieur qu’il n’est plus dans le train. — … ? — Encore un progrès, Monsieur, les voyages n’ont rien à faire ici ; être dans le train veut dire : suivre le progrès.

(National, décembre 1886.)

(La Rue, 1894) : Ne pas être arriéré.

Train (être en)

(Delvau, 1867) : Commencer à se griser, — dans l’argot des bourgeois.

Train (manquer le)

(Rigaud, 1881) : Manquer une bonne occasion. — Arriver trop tard.

Train (prendre le)

(Rigaud, 1881) : Se sauver. — À quelqu’un qui vous obsède, on dit : Prends le train.

Train 11 (le)

(Virmaître, 1894) : Les jambes. Celui qui ne peut pas se payer de voiture, fiacre ou omnibus, prend le train 11. Quand on joue au loto, celui qui appelle les numéros, quand il tire le numéro 11, crie :
— 11, les deux jambes à ma tante (Argot du peuple).

(Hayard, 1907) : Les jambes.

Train d’onze heures (prendre le)

(Rigaud, 1881) : Aller se promener, aller flâner, — dans l’argot des employés du service actif des chemins de fer. Réminiscence du jeu de loto où onze signifie les jambes. Le train d’onze heures c’est donc le train des jambes.

Train de charcuterie

(Rigaud, 1881) : Train omnibus, — dans le jargon des employés des chemins de fer.

Parce que les voyageurs de secondes et de troisièmes en ont toujours dans leurs paniers, soit pour leur consommation en route, soit pour cadeaux apportés à leurs familles.

(Aymar de Flagv, Paris-Journal, du 24 mai 1878.)

Train direct (un)

(Rigaud, 1881) : Un verre d’absinthe ; c’est-à-dire un train direct pour Charenton. On dit encore grande vitesse pour Charenton. (La petite vitesse sert à désigner l’absinthe panachée.) Le peuple n’ignore pas que l’absinthe mène à la folie, mais il en boit tout de même, riant et de l’absinthe et de la folie.

Train direct coupé

(Rigaud, 1881) : Un litre de vin en deux verres, — dans le jargon des bouchers. — Train direct sec, un litre en un verre. Chez les marchands de vin de la Villette, il existe des verres de la capacité d’un demi-litre et même d’un litre. Quand les bouchers viennent de faire un bœuf, il leur arrive souvent d’absorber, d’un trait, un train direct coupé et même un train direct sec. À la fin de la journée certains bouchers ont ainsi donné l’hospitalité à six ou sept litres de vin.

Train jaune

(Fustier, 1889) : « Elles (les femmes de mœurs faciles) commencent à persiller dans les trains de chemins de fer ; il y en a même qui ne font qu’exploiter les trains jaunes qui emmènent chaque samedi de Paris, pour les ramener le lundi, les commerçants dont les femmes sont aux bains de mer. »

(Figaro, 1882.)

Train-train

(Delvau, 1867) : s. m. Train ordinaire de la vie ; habitudes. Suivre son petit train-train. Ne pas interrompre ses habitudes. On dit aussi tran-tran.

Train-train, Tran-tran

(Rigaud, 1881) : Train de vie. — Aller son train-train, faire petit à petit son chemi t dans le monde, faire un petit commerce à peu de frais et donnant peu de bénéfices, vivoter.

Traînante

(Rigaud, 1881) : Serpette de plombier.

Trainard

(Rossignol, 1901) : Verre de liquide abandonné sur une table.

Traînards (faire les)

(Fustier, 1889) : Argot des cercles, des tripots. C’est ramasser les masses, les jetons oubliés sur les tables de jeux.

Traîne

(Delvau, 1867) : s. f. Queue de robe exagérée mise à la mode, en ces derniers temps, par les traînées, qui s’ingénient à gaspiller les étoffes.

Traîne-guêtres

(Delvau, 1867) : s. m. Vagabond ; flâneur.

Traîne-paillasse

(Larchey, 1865) : Fourrier. — Il règle avec l’employé des lits militaires le prix de chaque dégradation. — V. Rogneur.

(Delvau, 1867) : s. m. Fourrier, — dans l’argot des troupiers. On dit aussi Gratte-papier et Rogneur de portions.

(Rigaud, 1881) : Fourrier.

(Merlin, 1888) : Fourrier. — Chargé de toucher les fournitures de literie.

Traineau (faire)

(Rigaud, 1881) : Se dit en parlant des chiens qui, après avoir satisfait aux lois de la nature, frottent contre terre leur train de derrière, parce qu’ils n’ont pas l’habitude de se servir de papier comme les faibles humains.

Traînée

(Delvau, 1864) : Fille de mauvaise vie, qui traîne sa jeunesse quand elle est jeune, sa beauté quand elle en a, dans tous les endroits où vont les hommes et ou elle ne devrait pas aller.

Elle sera heureuse avec lui, si elle ne fait pas la trainée avec lui, par exemple.

Eug. Vachette.

(Delvau, 1867) : s. f. Fille de mauvaise vie, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Coureuse, fille des rues. Celle qui traîne ses savates dans tous les mauvais lieux.

Je t’ai vu entrer au Grand Balcon avec cette traînée d’Adèle.

(E. Zola.)

(Virmaître, 1894) : Fille publique qui traîne partout à la recherche de clients. Traînée est un gros terme de mépris employé par le peuple vis-à-vis d’une femme. Traînée : synonyme de rouleuse (Argot du peuple).

Traîner la savate

(Delvau, 1867) : v. a. Être misérable, n’avoir rien à se mettre sous la dent ni aux pieds, — dans l’argot des bourgeois, qui ne manquent ni de bottes, ni de pain. C’est le to shuffle along des Anglais.

Traîner le cheval mort

(Delvau, 1867) : v. a. Avoir du travail payé d’avance, — dans l’argot des ouvriers. On dit aussi Faire du chien.

Traîner sa savate quelque part

(Delvau, 1867) : v. a. Aller quelque part, se promener, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Traîner ses guêtres.

Traîner ses guêtres

(Rigaud, 1881) : Marcher à l’aventure, flâner bêtement en usant ses souliers et quelquefois les souliers des autres.

Traîner son boulet (ou sa chaîne)

(Delvau, 1864) : Terme populaire qui signifie ; avoir toujours sa femme légitime au bras, sur le dos, ou sous la pine. — Le mariage étant une chaîne, on en a pour jusqu’à la fin des jours de l’un ou de l’autre.

Traîneur de sabre

(Delvau, 1867) : s. m. Soldat fanfaron qui croit faire beaucoup d’effet en faisant beaucoup de bruit et qui ne réussit qu’auprès des filles, amies des soudards. Type aussi vieux que le monde, puisque les anciens avaient aussi leur machærophorus…
Mais, eurêka ! me voilà sans le vouloir sur la piste de maquereau. Qu’en pensent messieurs les étymologistes ?…

Traîneuse

(Rigaud, 1881) : Fille qui stationne dans les gares, attendant les trains de voyageurs. La gare du Havre est encombrée de traineuses.

(Virmaître, 1894) : V. Rôdeuse.

(Virmaître, 1894) : Robe. Allusion à la traîne de la robe qui balaye les trottoirs. On dit également : une balayeuse (Argot du peuple).


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