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Piquer un renard

(Larchey, 1865) : Vomir. — V. Renard. — Piquer un soleil : Rougir subitement. — Piquer l’étrangère : V. ce mot. — Piquer une tête : S’élancer ou tomber la tête la première. — Piquer un laïus : V. ce mot. — Piquer une carte :

Lui imprimer certaines marques imperceptibles, et susceptibles de ne les faire connaître a d’autres qu’à vous.

Mornand.

Piquer sur quatre : Gagner une partie d’écarté presque perdue, lorsque votre adversaire a sur vous quatre points d’avance. — Se piquer le nez : V. ce mot. — Pas piqué des vers, des hannetons : Vigoureux, intact, frais, sain.

C’est qu’il fait un froid qui n’est pas piqué des vers ici !

Gavarni.

Une jeunesse entre quinze et seize, point piquée des hannetons, un vrai bouton de rose.

Montépin.

C’est qu’elle n’était pas piquée des vers, Et oui, morbleu ! C’est ce qu’il faut à Mahieu.

Les amours de Mahieu, ch., 1832.

(Rigaud, 1881) : Restituer forcément un bon ou un mauvais repas.

Queue de renard

(Larchey, 1865) : Trace de vomissement. V. Renard.

(Larchey, 1865) : Longue trace de vomissement.

Un homme sans éducation qui a fait une queue de renard dans le plat de son voisin.

Cabaret de Paris, 1811.

(Delvau, 1867) : s. f. Témoignages accusateurs d’un dîner mal digéré. Argot du peuple.

Renard

(d’Hautel, 1808) : Un vieux renard. Pour dire un homme adroit, fin, rusé.
Se confesser au renard. Découvrir son secret à quelqu’un qui en tire avantage, qui en fait son profit, et qui est intéressé à empêcher l’affaire dont il s’agit.
Écorcher le renard. Pour dire vomir, rendre les alimens, ou le vin qu’on a pris immodérément.
Le renard cache sa queue. Pour dire que les gens adroits cachent leurs finesses, leurs ruses.
Le renard prêche aux poules. Se dit d’un imposteur, qui cherche à attrapper, par ses discours, des gens simples et crédules.
Le renard a pissé dessus. Se dit en parlant du raisin, que l’ardeur du soleil a rendu roux, et qui est très-mûr.

(Larchey, 1865) : « Pour être compagnon, tu seras lapin ou apprenti, plus tard tu passeras renard ou aspirant. » — Biéville. — V. Chien.

(Delvau, 1867) : s. m. Aspirant compagnon, — dans l’argot des ouvriers.

(Delvau, 1867) : s. m. Pourboire, — dans l’argot des marbriers de cimetière, forcés d’employer toutes les ruses de leur imagination pour en obtenir un des familles inconsolables, mais « dures à la détente ».

(Delvau, 1867) : s. m. Résultat d’une indigestion, — dans l’argot du peuple. Piquer un renard. Vomir. Du temps de Rabelais et d’Agrippa d’Aubigné, on disait Écorcher le renard. Les Anglais ont une expression analogue : to shoot the cat (décharger le chat).

(Rigaud, 1881) : Aspirant au compagnonnage.

(Rigaud, 1881) : Pourboire, — dans l’argot des marbriers de cimetière. (A. Delvau) C’est le résultat prévu du pourboire.

(La Rue, 1894) : Pourboire. Vomissement. Trahison. Espion de bagne.

Renard (cracher un)

(Hayard, 1907) : Vomir étant ivre.

Renard (faire un)

(Rossignol, 1901) : Vomir.

Renard (le lâcher)

(Virmaître, 1894) : Dégueuler. Expression ancienne ; dans les ateliers, quand un ouvrier a trop bu, il lâche son renard ; un camarade charitable dit alors quand il est copieux : il en a une de queue. Une vieille chanson de compagnon dit :

Quand je sens que ça me gargouille,
Je lâche le renard. (Argot du peuple).

Renard (piquer un)

(Larchey, 1865) : Vomir. — On a commencé par dire écorcher le renard. — Le renard est une bête si puante qu’on s’expose à vomir de dégoût en voulant l’écorcher. V. Gaz.

Et tous ces bonnes gens rendoient leurs gorges devant tout le monde, comme s’ils eussent escorché le regnard.

Rabelais.

Le voyageur Jacques Lesaige dit en faisant allusion aux effets du mal de mer :

Loué soit Dieu ! Javons bon apétit car je n’avois fait que escorchier le regnart. (1518)

Renard, Queue de renard

(Rigaud, 1881) : Résultat d’une indigestion. Les queues de renard s’étalent les samedis de paye, le soir, le long de certains trottoirs. — Renarder, vomir.

Renarder

(d’Hautel, 1808) : Pour dire vomir, rendre le superflu des alimens.

(Larchey, 1865) : Vomir.

Je suis gris… Vous me permettrez de renarder dans le kiosque.

Balzac

On disait autrefois renauder. V. Roquefort.

(Delvau, 1867) : v. n. Rendre le vin bu ou la nourriture ingérée avec excès ou dans de mauvaises dispositions d’estomac.

Renarderie

(Rigaud, 1881) : Vomissement.

Après cette renarderie
Qui ne fut qu’une raillerie.

(Voyage de Brème.)

Tirer au renard

(Rigaud, 1881) : Pour un cheval, c’est lever le nez en l’air, quand on le tient par la bride ou qu’il est attaché au râtelier, — dans le jargon des soldats de cavalerie. — Tirer au vent, c’est quand le cheval portant son cavalier lève la tête. Il n’y a pas moyen d’arrêter un cheval emballé qui tire au vent.


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