AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Avoir mangé la soupe à la qué-quéte

(Virmaître, 1894) : V. Avaler le pépin.

Avoir un arlequin dans la soupente

(Delvau, 1864) : C’est-à-dire, dans le ventre. Être enceinte d’on ne sait qui, — de plusieurs amants, — de toutes les couleurs.

Capitaine de la soupe

(Rigaud, 1881) : Se dit ironiquement pour désigner un capitaine qui n’a jamais vu le feu, et qui n’a gagné son grade qu’au tour d’ancienneté.

Fin de la soupe

(Rigaud, 1881) : Guillotine.

Fiole (souper de la)

(Merlin, 1888) : J’ai soupé de votre fiole. Expression qui signifie : Je sais à quoi m’en tenir sur votre compte, ce que valent vos paroles ou vos actes ; donc, brisons là ! Se ficher de la fiole de quelqu’un, veut dire se moquer de lui.

Hardi à la soupe

(Delvau, 1867) : adj. Homme doué de plus d’appétit que de courage, — gulo. On dit aussi dans le même sens : N’avoir de courage qu’à la soupe.

(Rigaud, 1881) : Qui n’est bon qu’à manger, qui ne sait ou qui ne veut rien faire.

Manger la soupe à la quéquette

(Rossignol, 1901) : C’est à la suite de cela qu’arrivent les bébés.

Manger une soupe aux herbes

(Delvau, 1867) : Coucher dans les champs. Argot des faubouriens.

Marchand de soupe

(Larchey, 1865) : Maître de pension qui spécule sur la nourriture de ses élèves.

Style universitaire ! Les marchands de soupe doivent être bien fiers.

L. Reybaud.

(Delvau, 1867) : s. m. Maître de pension, — dans l’argot des écoliers.

Plein de soupe

(Delvau, 1867) : s. m. Homme dont le visage annonce la santé. On dit aussi Gros plein de soupe.

Plein de soupe (gros)

(Rigaud, 1881) : Joufflu. — Gros réjoui.

Rentier à la soupe à l’ognon

(Delvau, 1867) : s. m. Ouvrier, — dans l’argot des faubouriens.

Restant de souper

(Virmaître, 1894) : Terme de mépris employé dans le peuple à l’égard d’une fille qui a roulé pendant vingt ans les restaurants de nuit. Restant de souper, mot à mot : tout le monde a mangé sur son cuir. On dit également pour exprimer une idée plus basse : rognures d’abattoir, c’est le suprême dégout (Argot du peuple). N.

Soupe

(d’Hautel, 1808) : Il s’emporte comme une soupe au lait. Se dit d’une personne vive, et prompte à se mettre en colère.
Qu’on m’appelle comme on voudra, pourvu qu’on ne m’appelle pas trop tard à la soupe. Voyez Appeler.
C’est arrangé comme des cheveux sur de la soupe. Pour dire mal rangé, mal disposé, très-en désordre, dans une grande confusion.
Un docteur en soupe salée. Terme de dérision. Faux savant, pédant sans instruction.
Un mangeur de soupe apprêtée. Fainéant, paresseux, qui aime à faire bonne chère sans se donner la peine de travailler ; ou à retirer les bénéfices d’une affaire, sans avoir contribué en rien à son succès.
La soupe à perroquet. Du pain trempé dans du vin ; ce que les enfans appelle la trempette.
Trempé comme une soupe.
Pour dire mouillé jusqu’aux os.
Voulez-vous venir demain manger la soupe avec moi. Manière bourgeoise d’engager quelqu’un à dîner.

Soupé

(Rossignol, 1901) : Avoir assez d’une personne ou d’une chose. — « J’ai soupé de ma femme. » — « J’ai soupé de sa société. » — « J’ai soupé de sa conversation. »

Soupé !

(Hayard, 1907) : Assez !

Soupe (avoir) de la figure de quelqu’un

(La Rue, 1894) : Envoyer promener quelqu’un qui vous a trop ennuyé. Soupé ! assez !

Soupe (tremper une)

(Larchey, 1865) : Battre. — Mot à mot : faire avaler une correction.

Où qu’tu vas, Polite ? — Je vas tremper une soupe à ma femme.

Gavarni.

(Rigaud, 1881) : Corriger à coups de poing. — Battre l’ennemi, dans le jargon des troupiers.

Soupe à l’herbe (en manger une)

(Virmaître, 1894) : Aller gouaper dans les champs sans avoir le sou et s’allonger sur l’herbe pour dormir :
— Qui dort dîne (Argot du peuple). N.

Soupe à la quéquette

(Rossignol, 1901) : Voir rouscailler.

Soupe au lait

(Larchey, 1865) : Homme colère. — On sait que le lait bouillant déborde avec rapidité.

(Delvau, 1867) : s. f. Homme qui s’emporte pour un rien.

(Rigaud, 1881) : Personne irascible. — S’emporter comme une soupe au lait, se mettre en colère pour un rien, à propos de rien.

Soupe au poireau (faire manger la)

(Rigaud, 1881) : Faire attendre. (V. poireau.) C’est la variante moderne de faire le poireau.

Soupe de perroquet

(Delvau, 1867) : s. f. Pain trempé dans du vin.

Soupe de ta fiole

(Virmaître, 1894) : Jai assez de ta figure (Argot du peuple). N.

Soupé de ta fiole

(Rossignol, 1901) : Figure. Voir Soupé.

Soupé de ta tranche (avoir)

(Rigaud, 1881) : Être ennuyé par un camarade, avoir assez de lui, — dans l’argot du régiment. — J’ai soupé de ta tranche, tu m’ennuies. — Variante : Avoir soupé de ta fiole.

Soupe et le bœuf

(Virmaître, 1894) : La femme dit cela du mari et, naturellement, le mari de sa femme. Synonyme de pot-au-feu. Cette expression a donné naissance à un dicton qui est très ancien :
— Toujours du bouilli, jamais de rôti (Argot du peuple). N.

Soupe et le bœuf (la) ou le bouilli

(Delvau, 1864) : L’ordinaire conjugal : — les mêmes bonjours, les mêmes bonsoirs, les mêmes coups tirés par le même homme, — avec la même femme.

qu’enfin, voyez-voue, du nectar et de l’ambroisie, c’est toujours la même chose que de l’ambroisie et du nectar. Junon, Flore, etc…, tout ça est bel et bon ; mais c’est toujours la soupe et le bouilli ; tandis qu’il y a là-bas, chez la papa Desnoyers, des brunettes, et de la piquette qui nous ravigoteront.

Émile Debraux.

Soupe-et-le-bœuf (la)

(Delvau, 1867) : Bonheur conjugal, — c’est-à-dire ordinaire. C’est une expression de la même famille que Pot-au-feu.

Soupe-sept-heures

(Delvau, 1867) : s. m. Homme qui a des habitudes de repas régulières, — dans l’argot du peuple, qui, en conservant cette expression, a conservé aussi la coutume qu’elle consacre.

Soupente

(Delvau, 1867) : s. f. Le ventre, — dans l’argot des faubouriens. Le mot a été recueilli par Traviès.

(Rigaud, 1881) : Ventre. — Je t’vas défoncer la soupente à coups de sorlots à diamants.

(La Rue, 1894) : Le ventre. Vieille femme sale.

Soupente (vieille)

(Rigaud, 1881) : Vieille femme laide et malpropre.

La buraliste t’a appelée vieille soupente ?

(Tam-Tam, 16 mai 1880.)

Souper de

(Fustier, 1889) : Avoir assez de quelque chose. Argot militaire.

Soupeser (se faire)

(Rigaud, 1881) : Se faire réprimander par le patron, — dans le jargon des employés de commerce.

Soupeur

(Delvau, 1867) : s. et adj. Viveur, — dans l’argot des gens de lettres.

Soupeur, soupeuse

(Larchey, 1865) : Viveur passant les nuits à souper.

Est-ce que les soupeurs savent jamais ce qu’ils boivent et ce qu’ils mangent.

Frémy.

Soupeuse

(Delvau, 1867) : s. f. Femme galante qui a pour spécialité de lever les hommes au souper, — c’est-à-dire de faire espalier avec d’autres à la porte des cafés du boulevard, vers les onze heures du soir, afin d’être priée à souper par les gens qui n’aiment pas à rentrer seuls chez eux. La soupeuse aune prime par chaque tête de bétail qu’elle amène au restaurant.

Tard-à-la-soupe

(Delvau, 1867) : s. m. Convive qui se fait attendre, — dans l’argot du peuple.

Tremper une soupe

(Rossignol, 1901) : Battre quelqu’un.

Il m’a fait des sottises ; lorsque je le rencontrerai, je me charge de lui tremper une soupe.

Tremper une soupe à quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. a. Le maltraiter rudement, par paroles ou par action. Argot du peuple.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique