AccueilA B C D E F G H I J K L M N O ΠP Q R S T U V W X Y ZLiens

courriel

un mot au hasard

Dictionnaire d’argot classique
Argot classique
le livre


Facebook

Share

Russe-français
Russisch-Deutsch
Rusianeg-Brezhoneg
Russian-English
Ρώσικα-Ελληνικά
Russo-italiano
Ruso-español
Rus-român
Orosz-Magyar
Ruso-aragonés
Rusice-Latine
Французско-русский
Немецко-русский
Бретонско-русский
Französisch-Deutsch
Allemand-français
Блатной жаргон
Soldatensprachführer
Военные разговорники

Entrez le mot à rechercher :
  Mots-clés Rechercher partout 


Avoir le pouce rond

(Delvau, 1867) : v. a. Être adroit, — dans l’argot du peuple, qui a constaté depuis longtemps l’adresse avec laquelle les voleurs mettent le pouce sur la pièce d’argent qu’ils veulent voler.

Avoir sept pouces moins la tête (en)

(Delvau, 1864) : Posséder un membre d’une longueur plus qu’estimable, et bien fait pour plaire aux femmes, — le sexe le plus goulu.

…. La belle Urinette
Au corps content, mais pas de peu,
Car il lui faut sept pouces, moins la tête,
Pour qu’elle ait un beau jeu.

Lemercier de Neuville.

Baiser sur le pouce

(Delvau, 1864) : Tirer un coup précipitamment, là où l’on se trouve, sur une chaise, sur un meuble, sur une botte de paille, etc.

Je t’ai baisée sur le pouce, ça ne compte pas : nous recommencerons sur le lit, quand ton mari sera à son bureau.

Seigneurgens.

Coup de pouce

(Rigaud, 1881) : Faux poids obtenu au moyen d’une légère et vive application du pouce sur celui des plateaux de la balance où repose la marchandise. — Être fort sur le coup de pouce, avoir l’habitude de vendre à faux poids.

(Rigaud, 1881) : Effraction, — dans le jargon des voleurs.

(Virmaître, 1894) : Systeme employé par certains commerçants pour aider la balance à pencher du côté de la pesée. Les bouchers jouissent d’une grande habileté pour le coup de pouce (Argot du peuple).

Donner le coup de pouce

(Larchey, 1865) : Étrangler.

Et le pouce !

(Larchey, 1865) : Terme ironique pour dire : Il y a beaucoup plus que vous ne dites, le pouce dont vous parlez vaut plusieurs pieds. le coup de pouce du détaillant est une manœuvre qui permet de vendre à faux poids avec des balances exactes.

Jouer du pouce

(Delvau, 1867) : v. a. Dépenser de l’argent, — dans l’argot du peuple. Signifie aussi Compter de l’argent.

(Rigaud, 1881) : Dépenser de l’argent. (Dict. comique.) Compter de l’argent à quelqu’un.

Malade du pouce

(Larchey, 1865) : Fainéant dont la paresse constitue la seule infirmité. — Malade du pouce : Avare.

Il est malade du pouce. Ça empêche les ronds de glisser.

Monselet.

C’est-à-dire : ses doigts ne peuvent se résoudre à laisser échapper la moindre monnaie.

(Delvau, 1867) : adj. Paresseux, — dans l’argot du peuple. On dit aussi Avoir le pouce démis pour son argent.

(Delvau, 1867) : adj. Avare, homme qui n’aime pas à compter de l’argent, — aux autres. Argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Avare. — Paresseux.

Mettre une pouce

(Fustier, 1889) : Frapper, battre.

De quoi, de quoi, il va me fusiller mes indiennes (me voler mes vêtements). Vas-tu laisser ça ? ou je te mets une pouce.

(Humbert : Mon bagne.)

Pouce

(d’Hautel, 1808) : Jouer du pouce. Pour dire compter ou donner de l’argent ; faire des dépenses forcées.
J’aimerois autant baiser mon pouce. Se dit en parlant d’une chose qui est fort indifférente ; qui fait peu de plaisir.
S’en mordre les pouces. Se repentir, quand il n’est plus temps, d’avoir fait, ou quelquefois de n’avoir pas fait une chose.
Avoir les pouces serrés. Être à court d’argent ; avoir des affaires embarrassées.

Pouce !

(Fustier, 1889) : Exclamation que poussent les enfants dans leurs jeux en tenant le bras levé et les doigts fermés, moins le pouce. Les gamins indiquent ainsi avec cette sorte de drapeau parlementaire qu’ils cessent momentanément de jouer et qu’on n’a aucune prise sur eux. Ils disent aussi trèfle, par corruption de trêve.

Pouce (avoir du)

(Delvau, 1867) : Avoir de la vigueur ; être fièrement campé, crânement exécuté, — dans l’argot des artistes.

Pouce (et le) !

(La Rue, 1894) : Davantage, plus qu’on ne croit. Donner le coup de pouce, étrangler. Le coup de pouce du détaillant fait pencher le plateau de la balance avant que le poids exact s’y trouve.

Pouce rond (avoir le)

(Rigaud, 1881) : Être adroit.

Poucer

(La Rue, 1894) : Assommer ou étrangler (donner le coup de pouce).

Rentrer ses pouces

(Delvau, 1867) : Mourir, — dans l’argot des étudiants en médecine, qui ont eu de fréquentes occasions de remarquer que lorsque la mort arrive, la main du moribond se ferme toujours de la même manière, le pouce se plaçant en dedans des autres doigts.

Serrer les pouces à quelqu’un

(Delvau, 1867) : v. a. Le presser vivement de questions pour lui faire avouer la vérité. Argot du peuple.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique