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Empaf

(M.D., 1844) : Botte.

Empaffe

(Larchey, 1865) : Drap de lit (Vidocq). — Il est à remarquer que paffe veut dire aussi soulier. Appliqué à des objets différents, ce même mot semble être un essai d’harmonie imitative. On a voulu indiquer l’action de se jeter sur le lit ou d’entrer son pied d’un seul coup dans de gros souliers.

(Rigaud, 1881) : Drap délit, — dans l’ancien argot.

Empaffe, empave

(La Rue, 1894) : Drap de lit.

Empaffer

(Larchey, 1865) : Enivrer. V. Paf.

(Rigaud, 1881) : Griser ; c’est un dérivé de paf.

Empaffer (s’)

(d’Hautel, 1808) : Se gorger de viandes ; se soûler, faire débauche de vin.
Il est joliment empaffé. Pour, il est complètement ivre.

Empaffes

(Delvau, 1867) : s. m. pl. Draps de lit, — dans l’argot des voleurs. V. Empave. Ils disent aussi Embarras, — parce qu’en effet il leur est assez difficile de les emporter.

Être paf

(Delvau, 1867) : v. n. Être en état d’ivresse. Même argot [des faubouriens].

Paf

(Larchey, 1865) : Ivre. Abréviation de Paffé.

Vous avez été joliment paf hier.

Balzac.

(Delvau, 1867) : adj. Gris, ivre, — dans l’argot des faubouriens.

(Rigaud, 1881) : Ivre. — Ivrogne gai.

(La Rue, 1894) : Ivre. Soulier.

(Virmaître, 1894) : Celle expression désigne l’objet qui distingue l’homme de la femme. Ce sont les voyous qui ont inventé le mot. Quand un tenancier d’une maison de tolérance se retire des affaires et qu’il se fait construire une maison à la campagne, s’il éprouve, par vanité, le besoin de mettre au fronton de sa maison un écusson, il peut y ajouter cette devise qui explique le mot paf : Pene erexit domum (Argot du peuple). N.

(Rossignol, 1901) : Si vous dites à un voyou : « Je vais t’astiquer les côtes », et qu’il vous réponde : « Tu astiqueras mon paf », il n’est pas poli.

(Rossignol, 1901) : Ivre.

(Hayard, 1907) : Être ivre.

Paf (être)

(Virmaître, 1894) : Être gris.
— Je me suis paffé hier soir que c’en est dégoûtant.
— Paf, ça y est.
Chose accomplie. Synonyme de : J’en ai mon pied. (Argot du peuple).

Paf, Paffe

(Rigaud, 1881) : Soulier. De paffut, passut, tranchet. Le mot paffut remonte au XIVe siècle.

Paff

(un détenu, 1846) : Un Ivrogne. Être paff : être ivre.

Paffe

(un détenu, 1846) : Souliers.

(Halbert, 1849) : Soulier.

(Larchey, 1865) : Soulier. V. Gouêpeur, Empaffe. — Dans le dictionnaire du Cartouche de 1827, nous trouvons : Passans, passifs : Souliers. — Le second mot est un diminutif. Le premier semble faire allusion à la mission voyageuse du soulier. Paffe ne serait-il pas une abréviations de passif ?

Paffer

(Rigaud, 1881) : Enivrer. Rendre paf.

Paffer (se)

(Delvau, 1867) : v. réfl. Boire avec excès.

Paffer, empaffer

(Larchey, 1865) : Enivrer.

Au milieu de cette plèbe bariolée qui se paffe de vin bleu.

Delvau.

Nous allons à la Courtille nous fourrer du vin sous le nez, quand nous sommes bien empaffés.

Vidal, 1838

Viennent de Paf qui représentait au dix-huitième siècle la goutte d’aujourd’hui ; comme elle, paf s’appliquait surtout à l’eau-de-vie. En voici de nombreux exemples.

Viens plutôt d’amitié boire nous trois un coup de paffe.

Vadé, 1758.

Voulez-vous boire une goutte de paf. — J’voulons bien. — Saint-Jean, va nous chercher d’misequier d’rogome.

1756, l’Écluse.

Il m’proposit le paf. Ça me parlit au cœur si bien, que j’y allis… dans une tabagie de la rue des Boucheries, où que j’bure du ratafia après le coco.

Rétif, 1778, Contemp., 1783.

Il doit y avoir parenté entre le paf du dix-huitième siècle et l’eau d’aff de l’argot moderne.

Tu vas me payer l’eau d’aff ou je te fais danser.

E. Sue.

Paffs

(Virmaître, 1894) : Souliers. C’est à peu près le meilleur mot d’argot pour désigner le bruit que fait le marcheur en frappant le sol du pied. C’est une image : paff ! Paff ! (Argot du peuple).

Pafs

(Delvau, 1867) : s. m. pl. Chaussures, neuves ou d’occasion.

Pif, paf

(d’Hautel, 1808) : Pour exprimer le bruit que l’on fait, en frappant quelqu’un, en le souffletant, ou le bruit de quelqu’arme à feu que l’on décharge.


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