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Avoir toujours des boyaux vides

(Delvau, 1867) : v. a. Avoir toujours faim, — dans l’argot du peuple.

Avoir toujours l’anneau ou la bague au doigt

(Delvau, 1864) : Passer sa vie à branler les femmes, le con étant pris pour un anneau — depuis celui de la femme d’Hans Carvel.

Bête à concours

(France, 1907) : Élève d’un lycée ou d’une pension que l’on prépare exclusivement pour remporter des prix aux concours généraux, afin de faire honneur à l’établissement.

Durant toute l’année, nous avons tous vu le professeur s’adonner aux élèves de choix, aux bêtes à concours, pour le plus grand dommage du reste de la classe. J’ai passé toute une année en rhétorique latine, sans que le cuistre solennel et assommant qui menait la classe m’ait une seule fois adressé la parole.

(Henri Bauer, La Ville et le Théâtre.)

Botte de neuf jours

(Larchey, 1865) : Botte percée. — Vidocq. — Calembour. Jour est pris pour trou, et une botte trouée ne passe guère la huitaine.

Bottes de neuf jours

(Delvau, 1867) : s. f. pl. Bottes percées, — dans l’argot des faubouriens, — qui disent aussi Bottes en gaieté.

(Rigaud, 1881) : Souliers dont les semelles se disjoignent.

Boursavit

(Delvau, 1864) : La nature de la femme, qui est en effet une bourse à vits ou, pour parler plus pudiquement, une bourse à glands.

Elle avait corps féminin jusqu’aux boursavits.

Rabelais.

Bourse

(d’Hautel, 1808) : Coupeur de bourses. Escroc, filou, qui vole avec adresse.
Il s’est laissé couper la bourse. Pour, il a consenti à se relâcher de ses droits pour l’accommodement de cette affaire.
Demander la bourse ou la vie. Faire le métier de bandit sur les grands chemins.
Avoir le diable dans sa bourse. N’avoir pas le sou, être réduit aux expédiens.
Au plus larron la bourse. Pour dire que ce sont toujours les plus fins et les moins fidèles qui sont chargés de la garde des dépôts les plus précieux.

Bourser (se)

(Rigaud, 1881) : Se coucher.

(France, 1907) : Se coucher.

Bourses

(Delvau, 1864) : Les testicules, qui contiennent la véritable fortune de l’homme — que peut cependant lui enlever cette banqueroute amoureuse qu’on appelle la vérole.

… Un banquier, un agent
De change, un financier, disent qu’il ont des bourses.

Louis Protat.

Boursicot

(d’Hautel, 1808) : Diminutif de bourse. Argent mignon, petites économies dont on a formé une bourse.
On lui a pris son boursicot. Pour dire tout ce, qu’il avoit de vaillant.
Il a amassé dans cette place un bon boursicot. Pour, il y a fait de bonnes affaires ; il s’y est enrichi.

(Delvau, 1867) : s. m. Porte-monnaie et l’argent qu’il contient. Même argot [du peuple].

(Rigaud, 1881) : Argent mis de côté.

Boursicot ou boursicaut

(France, 1907) : Porte-monnaie Il est bien plat mon boursicot.

Boursicoter

(Delvau, 1867) : v. n. Économiser, mettre de l’argent de côté. Signifie aussi Faire de petites opérations de Bourse.

(Rigaud, 1881) : Faire des économies.

(Rigaud, 1881) : Tripoter sur les fonds publics.

(France, 1907) : Économiser de petites sommes, mettre de côté sou par sou ; jouer à la Bourse

Boursicoteur

(Delvau, 1867) : s. m. Courtier marron de Bourse. On dit aussi Boursicotier.

Boursicoteur, euse, ou boursicotier, ière

(France, 1907) : Joueur, joueuse à la Bourse, tripoteur, monteur de coups. C’est un boursicotier qui a dit : « Les affaires, c’est l’argent des autres. »

Boursicotier

(Rigaud, 1881) : Individu qui tripote à la Bourse sur les fonds publics.

(Virmaître, 1894) : Agioteur qui boursicote des valeurs qui n’en ont pas. Tripoteur, qui vend et achète des résidus au marché des pieds humides à tous les négociants qui, voulant faire une jolie faillite, achètent des valeurs tombées pour justifier de grosses pertes vis-à-vis du syndic (Argot des boursiers).

Boursicotiérisme

(France, 1907) : « Le boursicotiérisme est l’art de jouer, de parier, de spéculer en Bourse, quelquefois sans argent, comme sans probité ; en d’autres termes, le boursicotiérisme est l’art de surprendre habituellement le bien d’autrui par un ensemble de moyens non prévus par la loi ou insaisissables à la justice. » (Lorédan Larchey.)

Boursier

(Rigaud, 1881) : Celui qui travaille à la Bourse, depuis le plus gros agent de change jusqu’au plus mince coulissier.

Boursiller

(d’Hautel, 1808) : Cottiser, contribuer chacun pour sa part à former une somme quelconque ; ce verbe signifie aussi économiser, faire des épargnes.

Boursillonner

(Delvau, 1867) : v. n. Contribuer pour une petite somme à quelque dépense commune.

(France, 1907) : Payer sa part dans une dépense commune, mais ne s’élevant qu’à une petite somme.

Coupeur de bourse

(d’Hautel, 1808) : Filou ; fripon subtil et adroit ; escogrif, dont il faut se méfier.

Courent toujours (les)

(Merlin, 1888) : Voyez Vitriers.

Course

(d’Hautel, 1808) : Prendre sa course. S’esquiver, se sauver en toute hâte

(Delvau, 1864) : Coup tiré avec une femme, que l’on fait ainsi voyager à cheval sur un bâton, comme sorcière allant au sabbat.

Argant, de ses nombreuses courses
Tout fatigué, s’échappe enfin,
Hélas ! il emporte ses bourses
L’amante qui supplie en vain.

B. de Maurice.

Coursier

(Delvau, 1867) : s. m. Cheval, — dans l’argot des académiciens. Coursier de fer. Locomotive.

Dessus du panier des amours (le)

(Delvau, 1864) : Le pucelage des jeunes filles, auquel personne n’a encore touché du bout de la queue.

Ces messieurs du faubourg ont le dessus du panier des amours, et, comme ils ont l’appétit et les dents de la jeunesse, ils mordent aux grappes lorsqu’elles ont précisément toute leur fraîcheur, toute leur saveur, tout leur parfum.

A. Delvau.

Enquiner, enquiquiner à la course

(Larchey, 1865) : Insulter.

Envoyer à l’ours

(Larchey, 1865) : Envoyer promener. — Mot à mot : envoyer voir l’ours du Jardin des Plantes, où se rendent d’ordinaire beaucoup de flâneurs.

(Delvau, 1867) : v. a. Prier impoliment quelqu’un de se taire ou de s’en aller. Même argot [des faubouriens].

Être sur le velours

(Rossignol, 1901) : Gagner. Le joueur qui a du gain est sur le velours.

Faire les cours

(Rigaud, 1881) : Être parquées par catégories dans des quartiers séparés avec défense de communiquer, — dans le jargon des détenues de Saint-Lazare.

Jours (les 28 ou 13)

(Merlin, 1888) : Réservistes ou territoriaux.

Les vingt-huit jours

(Virmaître, 1894) : Quand les réservistes partent, ils emportent généralement dans un mouchoir quelques menus objets de toilette. Quand les agents arrêtent un individu, on le conduit au poste de police où on le fouille très minutieusement ; les objets qu’il possède sont enveloppés dans un mouchoir. Quand le lendemain, à 9 heures du matin, on le conduit au bureau du commissaire de police, l’agent qui le tient porte le petit paquet ; comme généralement ils sont huit ou dix à la file, quand ils passent, le peuple dit par allusion : Tiens ! les vingt-huit jours ! (Argot du peuple). N.

Mamours (faire des)

(Rigaud, 1881) : Faire des amitiés, se répandre en câlineries.

Marquis de la bourse plate

(Rigaud, 1881) : Faiseur d’embarras sans le sou, pauvre diable qui cache sa misère.

(Virmaître, 1894) : Homme absolument sans le sou (Argot du peuple). V. Les toiles se touchent.

Ours

(d’Hautel, 1808) : On appelle ainsi, d’après Richelet, un imprimeur à la presse, à cause de la rusticité, de la grossièreté que l’on impute à la plupart de ces ouvriers.
Un ours mal léché. Homme sauvage, mal propre, difforme et mal bâti.
Il a monté sur l’ours. Se dit d’un enfant hardi et courageux, à qui rien ne fait peur.
Velu comme un ours. Se dit d’un homme qui a beaucoup de poil à l’estomac.
Fait comme un meneur d’ours. Mal vêtu, mal tourné.
Vendre la peau de l’ours avant qu’il soit pris. Se flatter trop légèrement d’un succès favorable dans une entreprise difficile et hasardeuse.

(Larchey, 1865) : Homme d’humeur brusque et sauvage.

(Larchey, 1865) : « Ancien compagnon pressier que, dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un Ours. Le mouvement de va-et-vient qui ressemble assez à celui d’un ours en cage, par lequel les pressiers se portent de l’encrier à la presse, leur a valu sans doute ce sobriquet. » — Balzac. — Richelet et d’Hautel ont donné ce mot.

(Larchey, 1865) : Salle de police.

Je fus passer deux jours dans un lieu ténébreux qu’on appelle l’Ours.

Souvenirs de Saint-Cyr.

(Larchey, 1865) : « Tout le monde se souvient de cette farce désopilante appelée l’Ours et le Pacha. Le père Brunet représentait le pacha blasé qui veut qu’on l’amuse ; Odry jouait le montreur de bêtes, répétant à tout propos « Prenez mon ours ! » Ces trois mots obtinrent une telle vogue au théâtre, que les directeurs à l’aspect d’un auteur qui tenait un manuscrit, lui disaient de loin : Vous voulez m’amuser, vous m’apportez votre ours. — C’est une pièce charmante faite pour votre théâtre, répondait l’auteur. — C’est bien ce que je pensais, prenez mon ours ! — Depuis ce temps, l’ours est un vaudeville où un mélodrame qui a vieilli dans les cartons. » — J. Duflot.

(Delvau, 1867) : s. m. Vaudeville, drame ou comédie qui brille par l’absence d’intérêt, de style, d’esprit et d’imagination, et qu’un directeur de théâtre bien avisé ne joue que lorsqu’il ne peut pas faire autrement, — comme autrefois, aux cirques de Rome on ne faisait combattre les ours que lorsqu’il n’y avait ni lions, ni tigres, ni éléphants. On le dit aussi d’un mauvais article ou d’un livre médiocre.

(Delvau, 1867) : s. m. Ouvrier imprimeur, — dans l’argot des typographes.

(Delvau, 1867) : s. m. La salle de police, — dans l’argot des soldats.

(Rigaud, 1881) : Article de journal qui a été offert sans succès dans plus de vingt journaux, roman refusé par tous les éditeurs, pièce de théâtre repoussée de tous les théâtres. — On dit d’un vieil ours « qu’il a de la barbe ». — Égayer l’ours, siffler une pièce.

(Rigaud, 1881) : Bavardage insupportable, — dans le jargon des typographes. — Poser un ours, débiter à un camarade des bavardages insipides, lui faire des contes à dormir debout.

(Rigaud, 1881) : Salle de police.

Allons, prenez vos draps et grimpez à l’ours. Vivement.

(Vte Richard, Les Femmes des autres.)

(Rigaud, 1881) : Ouvrier pressier dans une imprimerie. — Oie, — dans le jargon des ouvriers.

(Boutmy, 1883) : s. m. Imprimeur ou pressier. Ce Séchard était un ancien compagnon pressier que dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un ours. (Balzac) Cette expression a vieilli. V. Singe.

(Boutmy, 1883) : s. m. Bavardage ennuyeux. Poser un ours, ennuyer par son bavardage insipide. Se dit d’un compagnon peu disposé au travail, qui vient en déranger un autre sans que celui-ci puisse s’en débarrasser. Une barbe commençante se manifeste souvent de cette manière. Ce mot est récent dans ce sens.

(La Rue, 1894) : Oie. Salle de police. Mauvais manuscrit de roman ou de pièce de théâtre repoussé de partout. Bavardage ennuyeux.

(Virmaître, 1894) : Homme sombre, triste. Dans les ateliers, on dit d’un ouvrier qui fuit ses camarades : c’est un ours. En réalité, ours mal léché est synonyme de mufle (Argot du peuple).

(Virmaître, 1894) : Mauvais livre qui reste pour compte à l’éditeur. Mauvais manuscrit de pièce qui dort dans les cartons du directeur. En un mot, tout ce qui ne vaut rien, qui est raté, est un ours (Argot du peuple).

Ours (aller aux)

(un détenu, 1846) : Envoyer promener, ne vouloir pas écouter.

(Rigaud, 1881) : Aller flâner au Jardin-des-Plantes, — dans le jargon des collégiens. C’est-à-dire aller voir les ours du Jardin-des-Plantes.

Ours (en poser un)

(Virmaître, 1894) : Quitter sa casse pour raser un copain ; la séance se prolongeant, les camarades crient :
— Mince d’ours (Argot d’imprimerie).

Ours (envoyer à l’)

(Rigaud, 1881) : Renvoyer, envoyer au diable. Autrefois, lorsque quelqu’un importunait, on lui disait d’aller voir l’ours Martin, on l’envoyait très loin.

Ours (l’)

(Merlin, 1888) : La salle de police, — la prison. L’oiseau pour la cage !…

Ours (les)

(Merlin, 1888) : Ouvriers d’administration.

Ours (poser un)

(Hayard, 1907) : Bavarder longuement.

Ourser

(Delvau, 1864) : Faire l’acte vénérien. Ce n’est pas du dernier galant, mais c’est fréquemment employé — par les goujats.

À la Courtille, où le beau sexe abonde,
J’étais allé dans l’intention d’ourser.

Dumoulin.

Monter chez une fille en lui disant : Oursons !
Est une expression commune, saugrenue,
Propre aux palefreniers…

L. Protat.

(Virmaître, 1894) : Il est très difficile d’expliquer le sens brutal de ce mol autrement que comme ceci : Mari qui remplit ses devoirs conjugaux comme un ours (Argot du peuple). N.

(Rossignol, 1901) : Voir rouscailler.

Oursier

(Hayard, 1907) : Qui aime à causer souvent.

Ourson

(Delvau, 1864) : La toison qui protégé la nature de la femme, et qui est souvent hérissée comme un petit ours blanc ou noir.

Thomas est un monsieur sans gêne :
Malgré mon r’fus, il va son train ;
Dans mon ourson couleur d’ébène,
Sans façon il glisse la main.

Laujon.

(Larchey, 1865) : Bonnet à poil d’ours.

J’allais me coiffer de l’ourson dévolu aux voltigeurs.

L. Reybaud.

(Delvau, 1867) : s. m. Bonnet de grenadier, — dans l’argot des gardes nationaux.

(Rigaud, 1881) : Ancien bonnet à poil de l’ancienne garde nationale.

Patte de velours (faire)

(Virmaître, 1894) : Avoir envie de dire des injures à quelqu’un et au contraire lui faire risette. Avoir envie d’égratigner et au contraire caresser. Allusion au chat qui rentre ses griffes quand il est content :
— Il fait patte de velours (Argot du peuple). N.

Payer une course (se)

(Delvau, 1867) : Courir, — dans l’argot des faubouriens.

Père Coupe-toujours

(Rigaud, 1881) : Le bourreau, — dans le jargon des voyous.

Philosophes de neuf-jours

(Delvau, 1867) : Souliers percés.

Poitrines de velours

(Merlin, 1888) : Les soldats du génie, — par allusion à leur plastron dans l’ancienne tenue.

Poser un ours

(Boutmy, 1883) : V. Ours.

Pré au dab court toujours

(Virmaître, 1894) : Prison de Mazas (Argot des voleurs).

Rebours

(d’Hautel, 1808) : Le contre-sens d’une chose.
À rebours. Les personnes sans éducation disent habituellement à la rebours.

(Delvau, 1867) : s. m. Déménagement clandestin, — dans l’argot des voyous. (V. Vidocq, p. 55.)

(Rigaud, 1881) : Déménagement furtif. Mot à mot : déménagement à rebours.

(La Rue, 1894) : Déménagement furtif.

Rebours, rebourse

(d’Hautel, 1808) : Pour dire, acariâtre, revêche ; d’une humeur intraitable.

Secours contre la soif

(Rigaud, 1881) : Débit de vin. Quelques marchands de vin, dans les quartiers excentriques, ont conservé cette enseigne alléchante pour les ivrognes. D’autres industriels en boisson affichent : Assurance contre la soif. À l’entrée de la rue de Puebla, il existe côte à côte un Secours et une Assurance contre la soif.

Velours

(d’Hautel, 1808) : Habit de velours, ventre de son. On a pendant long-temps appliqué ce quolibet aux habitans des bords de la Garonne ; mais il ne faut pas aller si loin, et les bords de la Seine nous offrent des nuées de fats, de pédans et de petits maîtres, à qui l’application en convient à plus justes titres.
Jouer sur le velours. Jouer sur son gain, des entreprises sur ce que l’on a gagné.

(Halbert, 1849) : Cuir.

(Delvau, 1867) : s. m. Tapis, — dans l’argot des joueurs de cartes. Éclairer le velours. Déposer son enjeu sur le tapis. Je n’ai pas besoin d’ajouter que ce velours est en cuir ou en drap, en n’importe quoi, — excepté en velours.

(Delvau, 1867) : s. m. Liaison dangereuse, abus fréquent et intempestif des s dans la conversation. Argot des bourgeois.

(Rigaud, 1881) : Pataquès. — Le velours est un cuir grammatical, mais un cuir doux. — Ainsi je suis t’été n’est pas un velours ; c’est un cuir bel et bien. Donnez-moi z’en, est un velours.

(Rigaud, 1881) : Liqueur douce. — Un petit verre de curaçao, d’anisette, de crème de moka, c’est un velours sur l’estomac.

(Rigaud, 1881) : Crepitus ventris.Lâcher un velours, sacrifier à crepitus ventris.

Il lâche tout bonnement en douceur un léger velours.

(Le Père Duchêne)

Le velours se produit dans le monde avec une certaine timidité mélancolique et rappelle les sons filés de la flûte. (Ceci pour les gens qui aiment la précision.)

Velours (c’est du)

(La Rue, 1894) : C’est bon, excellent.

Velours (faire du)

(Rigaud, 1881) : Jouer le bon apôtre, chercher à amadouer, — dans le jargon des voleurs. Mot à mot : faire patte de velours.

Velours (jouer sur le)

(Rigaud, 1881) : Jouer avec l’argent du bénéfice.

(Fustier, 1889) : Cette expression fait aussi partie de l’argot du turf.

En Angleterre, les grandes écuries ont presque toutes une personne de confiance qui s’occupe spécialement des paris à faire sur leurs chevaux. Ces spécialistes ont besoin d’aides, car si l’on donne de gros ordres, il faut qu’ils soient exécutés simultanément dans les divers cercles de Londres. De cette façon, on écréme le marché dans une matinée et quand le cheval sur lequel on fonde des espérances arrive en bon état au poteau, on peut le rendre à une cote très inférieure et, de cette façon, gagner beaucoup en ne risquant guère. C’est ce qu’on appelle en argot du turf : jouer sur le velours.

(Charivari, avril 1884.)

Vidourser

(Virmaître, 1894) : Terme employé dans les ateliers pour qualifier un peintre qui ne se préoccupe, en peignant son tableau, ni du ton ni de la perspective. Il le vidourse, il le lime, il le lèche. Allusion à la fameuse expression : Il est poli comme un vi d’ours. De là : vidourser (Argot des artistes). N.

Vingt-huit jours

(Fustier, 1889) : Soldat faisant la période d’exercice exigée de ceux qui font partie de la réserve de l’armée active, parce que cette période dure vingt-huit jours. On dit aussi réservoir.


Argot classique, le livreTelegram

Dictionnaire d’argot classique