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Aboucher (s’)

(d’Hautel, 1808) : Conférer avec quelqu’un, chercher à s’arranger avec lui, à dessein de terminer un différend à l’amiable ; parlementer.

(Delvau, 1864) : Avoir trouvé chaussure à son pied, et mettre son pied — à moelle — dedans.

On veut chercher
À s’aboucher.

Collé.

Avoir l’eau à la bouche

(Delvau, 1864) : Avoir appétit de femme lorsqu’on est un homme, ou d’homme lorsqu’on est femme, soit en voyant baiser les autres, soit en lisant des livres de fouterie.

Balance de boucher

(Delvau, 1864) : Fille publique, — parce qu’elle pèse toutes sortes de viandes, des quéquettes de jouvenceaux, des courtes de maçons, des pines d’Auvergnats et des vits de maquereaux.

Bouche

(d’Hautel, 1808) : Être sur sa bouche. Signifie faire un dieu de son ventre ; employer tous ses revenus à la table.
Il a la bouche cousue. Se dit d’un homme dont on a acheté le secret.
Il est comme Baba la bouche ouverte. Se dit par raillerie d’un niais ; d’un Colas ; d’un sot, qui a toujours la bouche béante, et qui s’extasie sur les choses les plus frivoles et les moins dignes d’attention.
Être à bouche que veux-tu. Nager dans l’abondance : avoir tout ce que l’on peut désirer. On dit dans un sens à-peu-près semblable, Traiter quelqu’un à bouche que veux-tu, pour le servir à souhait.
Avoir bouche à cour. Avoir son couvert mis dans une grosse maison.
Il dit cela de bouche, mais le cœur n’y touche. Se dit de quelqu’un qui parle contre sa façon de penser ; qui s’épuise en vaines protestations.
Faire bonne bouche. Garder le meilleur pour la fin.
Faire bonne bouche à quelqu’un. Le flatter par ce que l’on sait qu’il aime à entendre ; amuser son imagination par des chimères agréables.
Faire la petite bouche. Faire des façons, des simagrées ; faire mal à propos le petit mangeur, le discret.
Manger de broc en bouche. C’est-à-dire, brûlant, à la manière des goulus.
Il n’a ni bouche ni éperons. Se dit d’un homme qui manque de tête, d’esprit et de cœur.
Un homme fort en bouche. Manant, homme grossier, qui a la repartie vive et injurieuse.
Un Saint Jean bouche d’or. Bavard ; homme faux, inconséquent, indiscret.
Faire venir l’eau à la bouche. Mettre en appétit ; faire désirer quelque chose à quelqu’un, l’induire en tentations.
Il a toujours la parole à la bouche. Se dit d’un homme qui est toujours prêt à parler.
Entre la bouche et le verre il arrive beaucoup de choses. Pour dire qu’il ne faut qu’un moment pour faire manquer une affaire qui paroissoit très-assurée.
S’ôter les morceaux de la bouche pour quelqu’un. Manière exagérée de dire que l’on épargne, que l’on économise beaucoup pour fournir aux dépenses de quelqu’un.
Laisser quelqu’un sur la bonne bouche. Le laisser dans l’attente de quelque chose qui touche fortement ses interêts.

Bouché

(d’Hautel, 1808) : Il est bouché ; il a l’esprit bouché. Se dit d’un homme ignorant, sot et stupide, qui n’a jamais rien pu apprendre.

Bouche d’en bas (la)

(Delvau, 1864) : La nature de la femme, — si éloquente dans son langage muet.

D’autres femmes y a-t-il, qui ont la bouche de là si pâle, qu’on dirait qu’elles y ont la fièvre.

Brantôme.

Pour récompenser mon mérite,
Arrachant les dents bien à point,
Permettez que je vous visite
Votre bouche qui n’en a point.

(Cabinet satyrique.)

Bouche en cour (avoir)

(France, 1907) : Boire et manger gratis, comme autrefois les parasites des maisons royales.

Bouche en cul de poule

(Rigaud, 1881) : Petite bouche à grosses lèvres relevées en bourrelets, et affectant la forme d’un O.

Bouche impure (la)

(Delvau, 1864) : Le trou du cul, — qui parle plus souvent qu’on ne voudrait, et dont le langage n’est en odeur de sainteté qu’auprès des pédérastes.

Déjà le comte, dans un moment de délire assaisonné des exclamations les plus passionnées, est allé jusqu’à déposer un baiser fixe et mouillant sur cette bouche impure de laquelle, en pareil cas, il serait disgracieux d’obtenir un soupir.

Andréa de Nerciat.

Bouche l’œil

(Rigaud, 1881) : Gratification. Promesse de gratification sous forme d’une pièce d’or ou d’argent placée sur l’œil en guise de monocle, — dans le jargon des filles.

Bouche-l’œil

(France, 1907) : Pièce d’or ou d’argent ; argot des filles et des souteneurs.

Bouche-trou

(Rigaud, 1881) : Article de journal sans aucune valeur, mis en réserve pour les jours où la copie manque. — Acteur jouant toutes sortes de rôles sans importance.

(Fustier, 1889) : Écolier qui se tient prêt à remplacer un de ses camarades qu’une cause quelconque empêche de prendre part aux concours qui ont lieu entre les lycées.

L’ouverture des boîtes du grand concours réserve, parfois, des surprises étranges, comme par exemple, celle du bouche-trou remportant le prix d’honneur.

(Télégraphe, août 1885.)

(France, 1907) : Fort en thème, ou en mathématiques, chargé de remplacer au grand concours le candidat de son lycée qu’une raison quelconque empêche de se présenter ; petit journaliste dont on fait passer la copie quand il n’y a rien de mieux et dans les cas de nécessité absolue ; acteur qui joue les utilités et remplace les absents.

Bouchée

(d’Hautel, 1808) : Il n’en fait qu’une bouchée. Se dit de quelque chose que l’on a mangé avec plaisir, avec avidité. On dit aussi, par extension, en parlant d’un enfant chéri, à qui l’on prodigue continuellement les soins, les caresses les plus tendres, qu’On n’en fait qu’une bouchée.

Boucher

(d’Hautel, 1808) : Boucher la bouteille. C’est prendre un morceau de pain quand on a bu un coup, pour ne pas sentir le vin.
Bouche-toi le nez, tu ne sentiras rien. Se dit à quelqu’un qui fait le délicat et qui se plaint d’une odeur désagréable.
On dit aussi à quelqu’un qui témoigne son mécontentement de quelque chose qui se passe devant lui, qu’Il se bouche les yeux, s’il ne veut rien voir.

(d’Hautel, 1808) : Nom insultant que l’on donne à un chirurgien inhabile et d’une grande ignorance.

(Halbert, 1849) : Médecin.

(Delvau, 1867) : s. m. Médecin, — dans l’argot des voleurs, très petites maîtresses lorsqu’il s’agit de la moindre opération chirurgicale.

(Rigaud, 1881) : Chirurgien, — dans le jargon du peuple.

(Virmaître, 1894) : Chirurgien. On dit aussi charcutier. Il charcute les chairs du patient (Argot du peuple).

(France, 1907) : Médecin ; argot des voleurs.

Boucher de Cavaignac

(France, 1907) : Sobriquet donné en 1848 aux gardes mobiles.

Boucher la lumière

(Fustier, 1889) : Donner un coup de pied dans le derrière.

Boucher la serrure

(Delvau, 1864) : Mastiquer le vagin de la femme à force de décharger dedans, et le rendre impropre à la fécondation.

Boucher un trou

(Delvau, 1867) : v. a. Payer une dette, — dans l’argot des bourgeois.

(Rigaud, 1881) : Payer une dette lorsqu’on en compte plusieurs.

(France, 1907) : Payer une dette.

Boucher un trou, une brèche, une fente

(Delvau, 1864) : Introduire le membre viril dans le vagin d’une femme, sous prétexte d’en mastiquer les fissures.

Plus loin, j’ trouvons madam’ vot’ mère
Sous not’ aumônier Goupillon ;
J’ dis : Vous bouchez un’brèch’, not’ père,
Par où pass’rait un bataillon.

Béranger.

Boucherait le trou du cul avec un grain de sable (on lui)

(Rigaud, 1881) : Se dit en parlant de quelqu’un que la peur paralyse, parce que, alors, selon l’expression vulgaire, il serre les fesses.

Bouchère en chambre

(Delvau, 1864) : Fille ou femme galante, qui pèse la viande — masculine — avec la main.

Boucherie

(d’Hautel, 1808) : On dit de plusieurs personnes qui se battent entr’elles qu’Elles font une boucherie ; et d’un homme dont la réputation est ruinée, qu’il a du crédit comme un chien à la boucherie.

(Delvau, 1864) : Bordel, où abondent les gros morceaux de viande, — humaine.

Je vais connaître cette maison et savoir quelle viande il y a à son étal, à cette boucherie-là.

Lemercier de Neuville.

Déboucher une rue

(Rigaud, 1881) : Payer les dettes qu’on a dans une rue. Les dettes bouchent la rue et empêchent le débiteur timide d’y passer.

Embouché (bien ou mal)

(Delvau, 1867) : adj. Homme poli ou grossier, — dans l’argot des bourgeois.

Emboucher

(d’Hautel, 1808) : Emboucher quelqu’un. Pour dire, l’instruire des circonstances d’une affaire.
On dit d’un homme grossier, ignorant, et qui n’ouvre la bouche que pour dire des injures, qu’il est mal embouché.

Faire venir l’eau à la bouche

(Delvau, 1864) : Donner soif de fouterie à une vierge où à un puceau, en faisant devant eux un tableau éloquent des béatitudes amoureuses.

Elle lui sait si bien représenter les douceurs de l’amour, avec des instructions et des naïvetés si plaidantes, qu’elle lui en fait venir l’eau à la bouche.

Mililot.

Faire venir le foutre à la bouche

(Delvau, 1864) : Mettre une femme ou un homme en appétit d’amour, en patinant l’une ou en polissonnant avec l’autre.

T’es bien monté… mâtin ! Ça vous fait venir la foutre à la bouche.

Lemercier de Neuville.

Mal embouché

(Delvau, 1867) : adj. et s. Insolent, grossier, — dans l’argot du peuple.

Mettre le foutre à la bouche de quelqu’un

(Delvau, 1864) : L’exciter à la fouterie par des discours libertins, par des images obscènes, ou par des attouchements polissons.

Ingrat ! tu m’as mis le foutre à la bouche !
J’allais presque entrer dans le paradis !

(Parnasse satyrique.)

Mettre les bouchées doubles

(Virmaître, 1894) : Se dépêcher de faire quelque chose. Synonyme de manger un morceau sur le pouce, à la hâte. Cette expression est employée pour tout ce qui est fait précipitamment (Argot du peuple).

Pain de la bouche (oter le)

(Rigaud, 1881) : Empêcher quelqu’un d’obtenir un emploi, lui faire perdre sa place.

Porté sur sa bouche (être)

(Delvau, 1867) : Ne songer qu’à boire et à manger plutôt qu’à travailler, — dans l’argot des bourgeois. Le peuple — sans connaître le gulæ parens d’Horace — dit : Être porté sur sa gueule.

Remercier son boucher

(Delvau, 1867) : v. a. Mourir, — dans l’argot des faubouriens. On dit aussi Remercier son boulanger.

Retirer le pain de la bouche

(Delvau, 1867) : v. a. Ruiner quelqu’un, lui enlever son emploi, les moyens de gagner sa vie. Argot du peuple.

Saint Jean Bouche-d’or

(Delvau, 1867) : s. m. Bavard qui, pour le plaisir de parler, ne craint pas de commettre des indiscrétions.

Va de la bouche

(Larchey, 1865) : Goinfre.

À ces va de la bouche tu faisais l’œil et te trouvais heureux.

Monselet.


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