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Abloquer, Ablotier

(La Rue, 1894) : Acheter.

Ablotir

(France, 1907) : Même sens que abloquer.

Biblot

(Larchey, 1865) : Objet de fantaisie propre à décorer une étagère. — Abréviation de bimbelot : jouet d’enfant.

Il y a biblot et biblot : celui qu’on gagne à la fête de Saint-Cloud et celui que cent capitaines de navire ont à grands frais rapporté de toutes les îles connues ou inconnues.

Mornand.

(Larchey, 1865) : Bijou.

Trouve-moi des dentelles chouettes ! et donne-moi les plus reluisants biblots.

Balzac.

(Larchey, 1865) : Outil d’artisan (Vidocq).

(Rigaud, 1881) : Outil d’ouvrier.

(Rigaud, 1881) : Les militaires nomment « biblot » tout ce qui leur sert au régiment, depuis l’aiguille à coudre jusqu’au fusil à aiguille. Le biblot, c’est l’attirail du troupier. Quand son biblot est au grand complet dans son sac, qu’il est en tenue de campagne, il dit qu’il porte « tout le tremblement ».

Bibloter, Bibeloter

(Rigaud, 1881) : Avoir la manie du bibelot, en acheter, faire des échanges. — Dans l’argot des marchands, c’est trafiquer, c’est vendre un jour un article, le lendemain un autre, vendre une foule d’articles disparates ; c’est encore se contenter d’un petit bénéfice. — Les ouvriers appellent « bibeloter » s’ingénier, travailler à temps perdu.

Il lit chez lui (l’ouvrier), dessine ou bibelote une invention qui souvent réussit.

(Le Sublime.)

Blot

(Larchey, 1865) : Bon marché (Vidocq). — Corruption de Bloc. Les marchés d’objets en bloc sont, on le sait, les plus avantageux.

(Delvau, 1867) : s. m. Prix d’une chose, — dans l’argot des faubouriens. C’est mon blot ! Cela me convient.

(Rigaud, 1881) : Chose, affaire qui convient. « Ça fait mon blot », ça fait mon affaire. C’est simplement le mot lot augmenté d’un B.

L’as-tu enfin le sénat de tes rêves ?.. Voyons, cette fois-ci, ça fait-il ton blot ?

(Le Titi, 1879.)

(La Rue, 1894) : Prix. À bas blot, à bas prix.

(Hayard, 1907) : Prix, affaire.

(France, 1907) : Affaire. Ça fait mon blot, ça fait mon affaire. Prix. — À bas blot, à bas prix.

— Ben oui !… Ben oui !… J’ai pris une seconde femme… C’est pus le même blot ! Ah ! la mâtine !… Ah ! la garce ! Il lui faut du mâle… C’est pire qu’une chatte, qu’une chienne, qu’un moigneau !… Moi, j’ai d’l’âge, vous comprenez ben… et pis j’ai jamais été porté là-dessus… Mais il lui faut, à elle, n’importe comment !…

(Octave Mirabeau.)

Blot (c’est mon blot)

(Virmaître, 1894) : J’ai ce que je désire, elle fait bien mon blot. Ça fait le blot, ça fait le compte (Argot du peuple). V. Balle. N.

Diablotin

(d’Hautel, 1808) : Petit enfant espiègle, vif et lutin, dont on ne peut venir à bout

Moblo ou moblot

(Delvau, 1867) : s. m. Garde mobile, — dans l’argot des faubouriens.

Moblot

(Rigaud, 1881) : Garde mobile.

Mon biblot

(Larchey, 1865) : Ma part.

Tablotte, tablette

(La Rue, 1894) : Brique.

Tremblote

(Rossignol, 1901) : La fièvre. Avoir la fièvre, c’est avoir la tremblote.

Tremblotte

(Virmaître, 1894) : La fièvre. Allusion au tremblement qu’elle produit. On dit d’un homme qui a peur de la moindre des choses : il a la tremblotte. C’est aussi un truc employé par les mendiants pour exciter la charité publique ; ils font semblant de trembler. Mot à mot : de grelotter (Argot du peuple). N.


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