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Bigorne

(d’Hautel, 1808) : Mot baroque tiré de l’argot des filous.
Jaspiner bigorne. Comprendre et parler le langage des filous. Voy. Jaspiner.

(Raban et Saint-Hilaire, 1829) : Jargon. Rouscailler bigorne, parler jargon.

(Halbert, 1849) : Langue de l’argot.

(Larchey, 1865) : Argot. — Du vieux mot biguer : changer, troquer. V. Roquefort. L’argot n’est qu’un langage bigué, d’où le diminutif bigorne. — V. Jaspiner.

Rouscaillons bigorne. Qui enterver le saura, à part sézière en rira, mais les rupins de la vergne ne sont dignes de cela.

Vidocq.

(Delvau, 1867) : s. m. L’argot des voleurs, — monstre bicorniger en effet, corne littéraire d’un côté, corne philosophique de l’autre, qui voit rouge et qui écrit noir, qui épouvante la conscience humaine et réjouit la science philologique.

(Rigaud, 1881) : Argot. — Dans la langue régulière, une bigorne est une enclume à deux bouts, dont l’un finit en pointe. L’argot est une langue à double tranchant, à deux bouts, comme la bigorne. — Jaspiner bigorne, rouscailler bigorne comme daron et daronne, parler argot comme père et mère.

(La Rue, 1894) : Argot. Jaspiner ou rouscailler bigorne, parler argot.

(Rossignol, 1901) : Argot ; mot ancien peu usité, on dit plutôt argoji ou arlogaime. Voir Argonji.

(France, 1907) : L’argot des voleurs, Jaspiner ou rouscailler bigorne, parler argot.

N’est-ce pas l’usage de cette langue que l’on appelle rouscailler bigorne ?

(Louis Barron.)

J’ai rencontré la mercandière
Qui du pivois solisait ;
Je lui jaspine en bigorne,
Lonta malura dondaine !
Qu’as-tu donc à morfiller ?
Lonta malura dondé !

(Vidocq.)

Sobriquet donné par les Bretons aux républicains. Salut aux vaillants bigornes !

Bigorneau

(Larchey, 1865) : Soldat de marine. — Tenue de matelot. Comme le petit coquillage de ce nom, le soldat reste attaché au navire ou aux garnisons de la côte, sans naviguer à l’aide de ses propres forces.

(Delvau, 1867) : s. m. Sergent de ville, — dans l’argot du peuple.

(Rigaud, 1881) : Soldat d’infanterie de marine, — dans le jargon des marins.

(France, 1907) : Sergent de ville, argot populaire ; soldat d’infanterie de marine.

Bigorneaux

(Halbert, 1849) : Sergents de ville.

Rouscailler bigorne

(anon., 1827) : Parler jargon.

(Bras-de-Fer, 1829) : Parler jargon.

(Halbert, 1849) : Parler argot.

(Larchey, 1865) : Parler argot. — Rouscailleur : Débauché, luxurieux.

(Delvau, 1867) : v. n. Parler argot.


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