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Biche

(Larchey, 1865) : Lorette. — Abréviation de biche d’Alger, synonyme populaire de chameau.

Une biche, — il faut bien se servir de cette désignation, puisqu’elle a conquis son droit de cité dans le dictionnaire de la vie parisienne, — se trouvait cet été à Bade.

Figaro, 1858.

Forte biche : Lorette élégante.

(Delvau, 1867) : s. f. Demoiselle de petite vertu, comme l’encre de Guyot ; variété de fille entretenue. Le mot a été créé en 1857 par Nestor Roqueplan.

(Rigaud, 1881) : Une des nombreuses appellations des coryphées de la prostitution élégante et élevée… comme tarif. Ainsi nommées parce qu’on les rencontre généralement au Bois où elles courent le daim.

Les biches sont des demoiselles plus que douteuses.

(L. Gozlan.)

(En 1869) à l’époque de l’Exposition universelle, on l’appelait le guide de l’étranger dans Paris.

(Jules de Vernay.)

(Rossignol, 1901) : Quand un pêcheur prend du poisson, c’est que ça biche (ça mord). Lorsqu’un individu cherche à faire une dupe et que la dupe mord à l’hameçon, ça biche.

(France, 1907) : Petite dame, féminin de daim, qui est le nom donné à l’amant de ces demoiselles. Il était autrefois fort en usage et semble tombé en désuétude.

Parmi les femmes que l’on désigne sous la dénomination générale de lorettes, il y a trois classesbien distinctes : la femme entretenue, la lorette et la biche… La biche est une apprentie lorette ; ses amants de la veille ne sont jamais ceux du lendemain. On les rencontre un peu partout ; elles ont soin de se placer sous vos pas et viennent au-devant de toutes vos tentations. Le moindre louis, un succulent dîner, ont toujours raison des blondes comme des brunes, voir même des rouges, car il en faut pour tous les goûts.

(Ces Dames.)

Assez rares dans les sentiers des bois, les biches pullullent sur les trottoirs des grandes villes.

(Dr Grégoire.)

Biche (ça)

(Rigaud, 1881) : Ça va bien, ça marche, en parlant d’un travail, d’un commerce, d’une affaire ; mot à mot : ça va comme vont les jambes d’une biche. Quand deux personnes ne sont pas bien ensemble, on dit : ça ne biche pas.

(La Rue, 1894) : Cela va bien.

(Hayard, 1907) : Ça va !

Biche (forte)

(Rigaud, 1881) : Premier sujet du monde galant ; fille à diamants, hôtel, laquais et voiture.

Biche, Bichette

(Rigaud, 1881) : Nom d’amitié donné à la femme aimée, qui, souvent, en retour, vous désigne à ses amis sous le nom de daim.

Biche, chette, chon

(Larchey, 1865) : Mots d’amitié.

Viens ici, ma biche, viens t’asseoir sur mes genoux.

Frémy.

Oui, ma bichette ! oui, mon petit chien-chien.

Leuven.

Mon bichon, tu seras gentil, faudra voir !

Gavarni.

Biche, cocotte, grue, horizontale, persilleuse, bergeronnette, Louis XV

(La Rue, 1894) : Fille galante, maîtresse. Les prostituées de basse catégorie ont reçu beaucoup de noms : crevette, bourdon, passade, fesse, galupe, catau, catin, gerse, gaupe, ruttière, gouge, gouine, baleine, chausson, roubion, grognasse, gourgandine, truqueuse, asticot, morue, brancard, autel ou outil de besoin, dossiers, roulante, roulasse, rouleuse, roulure, traînée, trouillarde, camelotte, volaille, carogne, blanchisseuse de tuyaux de pipes, pouffiasse, moellonneuse, pontonnière, pilasse, ponante, ponifle, pierreuse, vadrouille, chiasse, avale-tout, taupe, paillasse, cambrouse, wagon à bestiaux, voirie, rouchie, gadoue, etc.

Bicher

(Virmaître, 1894) : Ça prend, ça mord. Dupe qui, comme le poisson, mord à l’hameçon (Argot des gens d’affaires et des pêcheurs).

(Hayard, 1907) : Aller à souhait.

(France, 1907) : Embrasser. Bicher de la mirette, loucher ; ça biche, tout va bien.

Bicherie

(Larchey, 1865) : Monde galant.

Mme Marguerite V., de la haute bicherie du quartier d’Antin.

Les Cocottes, 1864.

(Rigaud, 1881) : Le monde de la galanterie. Haute bicherie, le grand monde de la galanterie, le monde des femmes qui, à quarante ans, vendent à prix d’or et de diamants ce qu’à vingt ans elles donnaient pour un dîner de trente sous.

(France, 1907) : Le mode des petites dames ou biches.

On voit défiler, avec un frou-frou de soie, la haute et la basse bicherie en quête d’une proie, quærens quem devoret.

(Frébault, La Vie à Paris.)

Bichet

(Virmaître, 1894) : Mensonge (Argot des voleurs).

Bichette

(Delvau, 1864) : Le membre viril, — ou plutôt, pour lui restituer son véritable sexe, la pine. — Cette expression, maintenant répandue à Paris, appartient à Nadar, à qui l’on prête des conversations intimes avec Mlle Bichette. Un couplet d’Alexandre Pothey la consacre :

Avis aux dam’s ! qu’on se le dise !
Nadar a l’ sac, et pour de bon !
Le Monstre Vert, Frisette, Élise,
Jusqu’à l’antique Pavillon,
Pour célébrer ce jour de fête,
S’en vont fair’ la cour à Bichette !
D’être avalée elle a le trac !
Nadar a l’ sac !

(Delvau, 1867) : s. f. Petit nom d’amitié ou d’amour, — dans l’argot des petites dames et de leurs Arthurs.

(France, 1907) : Petite biche ; nom d’amitié que les maris donnent à leurs femmes et les amants à leurs maîtresses.

Monsieur. — Mais il y a des choses que tu ne veux pas comprendre, ma pauvre enfant… c’est qu’un homme a de certaines nervosités… avec lesquelles le cœur n’a rien de commun. C’est purement physique. Au fond, eh bien, oui ! je déteste coucher à deux. Toi, tu adores ça. Je respecte ton goût, tu vois même que je m’y conforme ; toi, de ton côté, respecte aussi le mien. Mais vous autres, les femmes, pour ça vous êtes extraordinaires : vous attachez ainsi à un tas de petites pratiques usuelles une importance morale qu’elles n’ont pas. Parce que je ne passe pas mes nuits entières à te tenir pressée contre mon cœur comme si tu allais partir en Sibérie pour un voyage de cinq ans, tu t’imagines que je ne t’aime pas et que tu m’es indifférente ? Sois raisonnable, voyons, ma bichette.
Madame. — Je le suis, et plus que tu ne le crois. Mais vous autres aussi, les hommes, vous êtes bien étonnants. Ça t’ennuie de coucher à deux ; moi, je ne me suis mariée que pour ça.
Monsieur. — Voilà une chose qu’il ne faudrait pas dire devant du monde !

(Henri Lavedan.)

On dit aussi, dans le même sens, biche.

Cibiche

(Rigaud, 1881) : Cigarette, — dans le jargon des voyous. Mot dont on n’a conservé que la première syllabe.

(Rossignol, 1901) : Cigarette.

(Hayard, 1907) : Cigarette.

Grebige ou Grebiche

(Boutmy, 1883) : s. f. Cette expression, usitée seulement dans quelques ateliers, au Moniteur universel, par exemple, désigne la ligne de pied qui contient le nom d’imprimerie suivi ou précédé d’un numéro d’ordre ; c’est sans doute le nom même de celui qui fit cette petite innovation. Ex. : PARIS, IMP. LAROUSSE. — 1872.

Haute-Bicherie

(Delvau, 1867) : s. f. « Les plus élégantes et les plus connues d’entre les coureuses parisiennes, reines d’un jour qui ne font que paraître et disparaître sur le boulevard, leur champ de bataille. »

Haute-bicherie (la)

(Delvau, 1864) : Les plus élégantes et les plus coureuses Parisiennes, reines d’un jour — et surtout d’une nuit — qui ne font que paraître et disparaître sur le boulevard, leur champ de bataille.

Ce salon — qui n’est pas autre chose qu’un marché — est hanté par la haute Bicherie parisienne : musardines, précatelapières, biches, lorettes, filles de marbre et autres gourgandines élégantes qui viennent là exactement comme nous allons à la Bourse, pour y faire leurs petites affaires.

A. Delvau.

Pied de biche

(Halbert, 1849) : Outil de voleur casseur de portes.

(Virmaître, 1894) : Pince (Argot des voleurs). V. Monseigneur.

(Rossignol, 1901) : Sonnette. Se dit aussi d’une pièce en fer à l’usage des voleurs.

Pied de biche (faire le)

(La Rue, 1894) : Faire une collecte. Mendier à domicile.

Pied de biche (tirer le)

(Rossignol, 1901) : Mendier à domicile.

Pied-de-biche, charlotte

(La Rue, 1894) : Pince d’effraction.

Pieds-de-biches (polisseur de)

(Hayard, 1907) : Mendiant à domicile.

Sibiche et sibijoite

(Merlin, 1888) : Cigarette. On dit aussi : une sèche.


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