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Accommoder au beurre noir

Pocher l’œil d’un coup de poing.

Accommoder quelqu’un au beurre noir

v. a. Lui pocher les yeux à coups de poing.

Aller au beurre

Baiser une femme, dont le con ne tarde pas à devenir ainsi une baratte.

Zut ! je veux aller au persil pour aller au beurre, moi, na !

Lemercier de Neuville.

Aller de son beurre

Jouir copieusement, lorsqu’on est sous l’homme, sans craindre la vérole et les enfants, et décharger deux ou trois fois sans qu’il ait déconné.

Tu m’as fait crânement jouir, cochon ! Voilà la première fois que j’y vas de mon beurre aussi franchement.

Lemercier de Neuville.

Assiette au beurre (avoir l’)

Être un des heureux de ce monde, — dans le jargon du peuple. — Ceux qui détiennent l’assiette au beurre ont toutes les jouissances que procure la fortune et celles que procure une haute situation. — C’est donc toujours les mêmes qu’auront l’assiette au beurre ?

Avoir du beurre sur la tête

v. a. Avoir commis quelques méfaits plus ou moins graves, — dans l’argot des voleurs, qui ont certainement entendu citer le proverbe juif : « Si vous avez du beurre sur la tête, n’allez pas au soleil : il fond et tache. »

Avoir pas inventé le fil à couper le beurre (n’)

Être simple d’esprit, et même niais. On dit aussi N’avoir pas inventé la poudre.

Baigne dans le beurre

Souteneur.

Baigne dans le beurre

On sait que le maquereau maître d’hôtel est appelé par les ménagères : la mort au beurre. Rothschild aussi baigne dans le beurre, mais par la richesse (Argot du peuple).

Baigne-dans-le-beurre

s. m. Souteneur de filles, — dans l’argot des faubouriens, qui font allusion aux scombéroïdes du trottoir.

Baigne-dans-le-beurre

Souteneur de filles. Allusion au beurre dont le maquereau est friand, à ce que prétendent les gourmets.

Batteur de beurre

Agent de change, — dans l’argot des voleurs.

Battre le beurre

Introduire son engin dans un vagin un peu gras et l’y agiter avec énergie comme dans une baratte.

D’un moule à merde il fait un moule à pine
Et bat le beurre au milieu d’un étron.

(Parnasse satyrique XIXe siècle.)

Battre le beurre

Vendre et acheter à la criée les fonds publics à la Bourse, — dans le jargon des voyous. — Est-ce une allusion au bruit de la baratte ? Est-ce une assimilation du terme : faire son beurre, retirer un profit de. En effet les agents de change font le beurre des spéculateurs, sans oublier de faire aussi le leur.

Battre le beurre

Mener une conduite déréglée. Argot des voyous.

Et ta sœur ? — Ma sœur ? elle bat l’beurre ! »

Battre le beurre

Mener une vie déréglée. Spéculer a la bourse.

Beurre

Argent. — V. Graisse.

Nous v’là dans le cabaret
À boire du vin clairet,
À ct’heure
Que j’ons du beurre.

Chansons, Avignon, 1813.

Beurre

s. m. Argent monnayé ; profit plus ou moins licite. Argot des faubouriens. Faire son beurre. Gagner beaucoup d’argent, retirer beaucoup de profit dans une affaire quelconque. Y aller de son beurre. Ne pas craindre de faire des frais, des avances, dans une entreprise.

Beurre

Argent.

Beurre

Argent (monnaie). Synonymes : braise, carme, nerf, blé, monarque, galette, carle, pognon, michon, cercle, pilon, douille, sauvette, billes, blanc, mitraille, face, philippe, métal, dalles, pèze, pimpions, picaillon, noyaux, quibus, quantum, cuivre, vaisselle de poche, zozotte, sonnettes, auber, etc. Milled, 1.000 fr. Demi-sac, 500 fr. Pile, mètre, tas, livre, 100 fr. Demi-jetée, 50 fr. Signe, cigale, brillard, œil-de-perdrix, nap, 20 fr. Demi-signe, 10 fr. Tune, palet, dringue, gourdoche, 5 fr. Escole, escaletta, 3 fr. Lévanqué, arantequé, larante, 2 fr. Linvé, bertelo, 1 fr. Grain, blanchisseuse, crotte de pie, lisdré, 50 cent. Lincé, 25 cent. Lasqué, 20 cent. Loité, 15 cent. Lédé, 10 cent. (Voir largonji). Fléchard, rotin, dirling, broque, rond, pétard, 5 cent. Bidoche, 1 cent.

Beurre

Bénéfice. Une bonne qui fait danser l’anse du panier fait son beurre. Un commerçant qui fait ses affaires fait son beurre. Un domestique qui vole ses maîtres sur le prix des achats fait son beurre. Le domestique, né à Lisieux, qui n’est pas arrive après vingt ans de Service à se faire des rentes parce que son maître, né à Falaise, est plus Normand que lui, n’a pas fait son beurre.

Beurre (au prix où est le)

Dans un moment où tout est si cher. D’abord employée pour désigner la cherté de certains vivres dont la préparation culinaire exige beaucoup de beurre, l’expression s’est étendue à tout objet d’un prix trop élevé pour la bourse de l’acheteur.

Beurre (C’est un)

C’est excellent, en parlant des choses, quelles qu’elles soient. Même argot [du peuple].

Beurre (comme un, c’est un)

Parfait, très bon, très bien.

Beurre (faire son)

Tirer profit de ; gagner. — Pour l’employé, c’est une bonne place qui lui permet de prélever un bénéfice plus ou moins licite ; pour l’administrateur d’une grande compagnie, ce sont « les tours de bâton », c’est le « pot de vin » ; pour la cuisinière, c’est le résultat de la danse du panier ; pour la fille entretenue, c’est le fruit de la générosité de « Monsieur ».

Beurre (gros comme deux liards de)

Tout petit, avorton. — C’est gros comme deux liards de beurre et ça pense déjà aux femmes.

Beurre d’oreilles

Sécrétion des oreilles.

Beurre dans les épinards (en avoir ou en mettre)

Bourgeois qui augmente sa fortune par tous les moyens possibles. On sait que les cuisiniers appellent les épinards la mort au beurre, parce qu’ils en absorbent considérablement. L’allusion est facile à comprendre (Argot du peuple).

Beurre demi-sel

s. m. Fille ou femme qui n’est plus honnête, mais qui n’est pas encore complètement perdu. Argot du peuple.

Beurre demi-sel

Demoiselle qui n’a eu encore que deux ou trois amants.

Beurre noir (œil au)

Œil poché. Allusion à la couleur d’un œuf au beurre noir.

Beurre sur la tête (avoir du)

Avoir la conscience chargée de crimes. — Les voleurs juifs disent en hébreu :

Si vous avez du beurre sur la tête, n’allez pas au soleil ; il fond et tache.

(Vidocq.)

Beurre sur la tête (avoir du)

Avoir la conscience chargée de méfaits.

Coffre à beurre

Tête.

Être au beurre

Le contraire de être à l’huile.

Faire son beurre

à la même signification. V. Faire ses orges.

Faire son beurre

Gagner de l’argent. Un domestique fait aussi son beurre lorsqu’il fait danser l’anse du panier.

Figurant au beurre

Le contraire de à l’huile.

Fil à couper le beurre (n’avoir pas inventé le)

Être naïf, être niais. Les amis d’une douce plaisanterie disent également : N’avoir pas découvert la mine de pains à cacheter.

Mains de beurre

s. f. pl. Mains maladroites, qui laissent glisser ce qu’elles tiennent. Argot du peuple.

Mettre du beurre dans ses épinards

Voir augmenter son bien-être. — On sait que les épinards sont la mort au beurre. Avoir du beurre sur la tête : Être couvert de crimes. — Allusion à un proverbe hébraïque. V. Vidocq. Beurrier : Banquier (Vidocq).

Mettre du beurre dans ses épinards

v. a. Introduire un peu de gaieté dans sa vie ; avoir des chances heureuses.

Pas tant de beurre pour faire un quarteron !

Phrase populaire par laquelle on coupe court aux explications longues mais peu probantes, aux raisons nombreuses mais insuffisantes. Elle appartient à Cyrano de Bergerac, qui l’a mise dans la bouche de Mathieu Gareau, du Pédant joué.

Sans beurre

Chiffonnier aristocrate.

Sans-beurre

s. m. Chiffonnier, — dans l’argot des faubouriens.

Sans-beurre

Chiffonnier en gros.

Yeux au beurre noir

s. m. pl. Yeux pochés par suite d’une chute ou d’une rixe, — dans l’argot des faubouriens.


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