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Avoir mangé la soupe à la qué-quéte

V. Avaler le pépin.

Avoir un arlequin dans la soupente

C’est-à-dire, dans le ventre. Être enceinte d’on ne sait qui, — de plusieurs amants, — de toutes les couleurs.

Capitaine de la soupe

Se dit ironiquement pour désigner un capitaine qui n’a jamais vu le feu, et qui n’a gagné son grade qu’au tour d’ancienneté.

Fin de la soupe

Guillotine.

Fiole (souper de la)

J’ai soupé de votre fiole. Expression qui signifie : Je sais à quoi m’en tenir sur votre compte, ce que valent vos paroles ou vos actes ; donc, brisons là ! Se ficher de la fiole de quelqu’un, veut dire se moquer de lui.

Hardi à la soupe

adj. Homme doué de plus d’appétit que de courage, — gulo. On dit aussi dans le même sens : N’avoir de courage qu’à la soupe.

Hardi à la soupe

Qui n’est bon qu’à manger, qui ne sait ou qui ne veut rien faire.

Manger la soupe à la quéquette

C’est à la suite de cela qu’arrivent les bébés.

Manger une soupe aux herbes

Coucher dans les champs. Argot des faubouriens.

Marchand de soupe

Maître de pension qui spécule sur la nourriture de ses élèves.

Style universitaire ! Les marchands de soupe doivent être bien fiers.

L. Reybaud.

Marchand de soupe

s. m. Maître de pension, — dans l’argot des écoliers.

Plein de soupe

s. m. Homme dont le visage annonce la santé. On dit aussi Gros plein de soupe.

Plein de soupe (gros)

Joufflu. — Gros réjoui.

Rentier à la soupe à l’ognon

s. m. Ouvrier, — dans l’argot des faubouriens.

Restant de souper

Terme de mépris employé dans le peuple à l’égard d’une fille qui a roulé pendant vingt ans les restaurants de nuit. Restant de souper, mot à mot : tout le monde a mangé sur son cuir. On dit également pour exprimer une idée plus basse : rognures d’abattoir, c’est le suprême dégout (Argot du peuple). N.

Soupé

Avoir assez d’une personne ou d’une chose. — « J’ai soupé de ma femme. » — « J’ai soupé de sa société. » — « J’ai soupé de sa conversation. »

Soupé !

Assez !

Soupe (avoir) de la figure de quelqu’un

Envoyer promener quelqu’un qui vous a trop ennuyé. Soupé ! assez !

Soupe (tremper une)

Battre. — Mot à mot : faire avaler une correction.

Où qu’tu vas, Polite ? — Je vas tremper une soupe à ma femme.

Gavarni.

Soupe (tremper une)

Corriger à coups de poing. — Battre l’ennemi, dans le jargon des troupiers.

Soupe à l’herbe (en manger une)

Aller gouaper dans les champs sans avoir le sou et s’allonger sur l’herbe pour dormir :
— Qui dort dîne (Argot du peuple). N.

Soupe à la quéquette

Voir rouscailler.

Soupe au lait

Homme colère. — On sait que le lait bouillant déborde avec rapidité.

Soupe au lait

s. f. Homme qui s’emporte pour un rien.

Soupe au lait

Personne irascible. — S’emporter comme une soupe au lait, se mettre en colère pour un rien, à propos de rien.

Soupe au poireau (faire manger la)

Faire attendre. (V. poireau.) C’est la variante moderne de faire le poireau.

Soupe de perroquet

s. f. Pain trempé dans du vin.

Soupe de ta fiole

Jai assez de ta figure (Argot du peuple). N.

Soupé de ta fiole

Figure. Voir Soupé.

Soupé de ta tranche (avoir)

Être ennuyé par un camarade, avoir assez de lui, — dans l’argot du régiment. — J’ai soupé de ta tranche, tu m’ennuies. — Variante : Avoir soupé de ta fiole.

Soupe et le bœuf

La femme dit cela du mari et, naturellement, le mari de sa femme. Synonyme de pot-au-feu. Cette expression a donné naissance à un dicton qui est très ancien :
— Toujours du bouilli, jamais de rôti (Argot du peuple). N.

Soupe et le bœuf (la) ou le bouilli

L’ordinaire conjugal : — les mêmes bonjours, les mêmes bonsoirs, les mêmes coups tirés par le même homme, — avec la même femme.

qu’enfin, voyez-voue, du nectar et de l’ambroisie, c’est toujours la même chose que de l’ambroisie et du nectar. Junon, Flore, etc…, tout ça est bel et bon ; mais c’est toujours la soupe et le bouilli ; tandis qu’il y a là-bas, chez la papa Desnoyers, des brunettes, et de la piquette qui nous ravigoteront.

Émile Debraux.

Soupe-et-le-bœuf (la)

Bonheur conjugal, — c’est-à-dire ordinaire. C’est une expression de la même famille que Pot-au-feu.

Soupe-sept-heures

s. m. Homme qui a des habitudes de repas régulières, — dans l’argot du peuple, qui, en conservant cette expression, a conservé aussi la coutume qu’elle consacre.

Soupente

s. f. Le ventre, — dans l’argot des faubouriens. Le mot a été recueilli par Traviès.

Soupente

Ventre. — Je t’vas défoncer la soupente à coups de sorlots à diamants.

Soupente

Le ventre. Vieille femme sale.

Soupente (vieille)

Vieille femme laide et malpropre.

La buraliste t’a appelée vieille soupente ?

(Tam-Tam, 16 mai 1880.)

Souper de

Avoir assez de quelque chose. Argot militaire.

Soupeser (se faire)

Se faire réprimander par le patron, — dans le jargon des employés de commerce.

Soupeur

s. et adj. Viveur, — dans l’argot des gens de lettres.

Soupeur, soupeuse

Viveur passant les nuits à souper.

Est-ce que les soupeurs savent jamais ce qu’ils boivent et ce qu’ils mangent.

Frémy.

Soupeuse

s. f. Femme galante qui a pour spécialité de lever les hommes au souper, — c’est-à-dire de faire espalier avec d’autres à la porte des cafés du boulevard, vers les onze heures du soir, afin d’être priée à souper par les gens qui n’aiment pas à rentrer seuls chez eux. La soupeuse aune prime par chaque tête de bétail qu’elle amène au restaurant.

Tard-à-la-soupe

s. m. Convive qui se fait attendre, — dans l’argot du peuple.

Tremper une soupe

Battre quelqu’un.

Il m’a fait des sottises ; lorsque je le rencontrerai, je me charge de lui tremper une soupe.

Tremper une soupe à quelqu’un

v. a. Le maltraiter rudement, par paroles ou par action. Argot du peuple.


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