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Bande (coller sous)

Acculer dans une situation difficile — Terme de billard.

Bande (coller sous)

Mettre quelqu’un dans une situation difficile, — réduire son contradicteur au silence. — Allusion à l’embarras du joueur de billard dont la bille touche la bande.

Billard (décoller, dévisser son)

Mourir. V. Claquer.

Chique (coller sa)

Argot des enfants qui se servent surtout de cette expression au jeu dit de saute-mouton. Colle ta chique et fais le mort.

Coller

Examiner. — Colleur : Répétiteur chargé d’examiner.

Un colleur à parler m’engage.

Souvenirs de Saint-Cyr.

Coller

Prendre en défaut.

Voilà une conclusion qui vous démonte. — Me prêtes-tu 500 fr. si je te colle ?

E. Auger.

Coller

Jeter. V. Clou.

On l’a collé au dépôt, envoyé à la Préfecture de police. — V. Colle.

Monselet.

Pas un zigue, mêm’un gogo, Qui lui colle un monaco.

Léonard, Parodie, 1863.

Coller

v. a. Donner, — dans l’argot des faubouriens, qui collent souvent des soumets sans se douter que le verbe colaphizo (χολάπτω) signifie exactement la même chose. Se coller. S’approprier quelque chose.

Coller

v. a. Mettre, placer, envoyer, — dans l’argot du peuple.

Coller

Dans une controverse, c’est embarrasser son interlocuteur jusqu’au mutisme. — Dans un examen scolaire, c’est convaincre un élève d’ignorance. — Coller sous bande, mettre dans un grand embarras ; expression empruntée aux joueurs de billard.

Coller

Donner ; coller une danse, donner des coups. Coller du carme, donner de l’argent. Coller un paing, donner un soufflet.

Coller

Mettre ; coller au bloc, mettre en prison. Coller son ognon au clou, mettre sa montre au Mont-de-Piété.

Coller

Raconter ; coller des blagues, raconter des mensonges.

Coller

Confisquer, — dans le jargon des collégiens.

Le pion m’a collé ma traduction d’Homère.

(Albanès.)

Mettre en retenue, — dans le même jargon. — Je suis collé pour dimanche.

Coller

Mettre, poser, placer. Interloquer. Réduire au silence. Appliquer ; Coller un pain, donner un soufflet.

Coller (se faire)

Se faire refuser aux examens, — dans l’argot des étudiants.

Coller (se)

S’unir charnellement, au moyen de la « moiteuse colle » que vous savez. — Cette expression, qui s’applique spécialement aux chiens, lesquels, après le coït, se trouvent soudés mutuellement, cul à cul, à la grand-joie des polissons et au grand scandale des bégueules, cette expression est passée dans le langage courant moderne pour désigner l’union illicite d’un homme et d’une femme. Que de gens croyaient ne s’être rencontrés que pour se quitter, qui sont restés collés toute leur vie !

Coller (se)

v. réfl. Se placer quelque part et n’en pas bouger.

Coller (se)

v. réfl. Se lier trop facilement ; foire commerce d’amitié avec des gens qui n’y sont pas disposés.

Coller (se)

Arriver à vivre en état de concubinage.

Coller (se)

Absorber, avaler.

J’ai pris du Tokai… à six francs la bouteille : je m’en suis collé deux.

(E. Labiche et Ph. Gille, Les Trente millions de Gladiator.)

Colle-toi ça dans le fusil.

(V. Hugo.)

Coller sous bande

(v. bande)

C’est fini, ils sont collés sous bande.

Robquin, Chansons.

Coller sous bande

v. a. Châtier un impertinent ; river son clou à un farceur ; tromper un trompeur ; sortir victorieux d’un pugilat de paroles.

Coller un pain

v. a. Appliquer un soufflet ou un coup de poing sur la figure de quelqu un. — Argot des faubouriens.

Coller un rassis (se)

Faire de la peine au docteur Tissot, — dans le jargon des collégiens.

Coller une douce (se)

Se masturber — ce qui est une bien douce chose tout de même.

… J’ai beau tous les jours me coller une douce,
Dans mes rêves ton con m’agace et me poursuit.

Louis Protat.

Coller une douce (se)

Se masturber. Rigaud dit : Se coller un rassis.

Dandines (coller des)

Porter des coups. — Encaisser des dandines, recevoir des coups. — Une grêle de coups de poing fait dandiner celui qui les reçoit ; d’où le mot dandines.

Décoller

v. n. S’en aller de quelque part ; quitter une place, — dans l’argot des ouvriers.

Décoller

Quitter un endroit où l’on se trouve depuis longtemps.

Décoller

S’en aller, quitter.

Décoller (se)

Manquer, ne pas réussir, ne pas avoir lieu.

Voilà que le banquet du 13 se décolle !

(Bataille, 1882.)

Décoller le billard

Mourir. On dit aussi Dévisser son billard.

Ficher comme de coller un tampon (s’en)

S’en moquer complètement ; c’est la variante de « s’en ficher comme de colin tampon. »

Lapin (coller un)

Abuser de la confiance d’une femme qui vend l’amour tout fait, en oubliant de la rémunérer.

Recoller

Relever de maladie.

Recoller (se)

Se réconcilier entre amant et maîtresse, se remettre ensemble, signer un nouveau bagne.

Se coller

Contracter un collage.

Julia : Qu’est-ce que va devenir Anatole ? — Amandine : Le monstre ! il est déjà collé avec Rachel.

Les Cocottes, 1864.

Tabac (donner du, coller du)

Battre — Réprimander fortement.

Viande dans le torchon (se coller la)

Se coucher, — dans le jargon de MM. les voyous.


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