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Bon cheval de trompette

s. m. Homme qui ne s’effraye pas aisément, dans l’argot du peuple.

Cheval

Il se tient à cheval comme une pincette sur le dos d’un âne. Se dit par dérision d’un mauvais écuyer ; d’un homme à qui l’art du manège est absolument inconnu.
Monter sur ses grands chevaux. Se fâcher ; prendre un ton menaçant, colère, et quelquefois injurieux.
Faire voir à quelqu’un que son cheval n’est qu’une bête. Convaincre un sot, un présomptueux de son ignorance et de son inhabileté.
C’est un bon cheval de trompette. Se dit d’un homme que les cris et les emportemens ne peuvent émouvoir.
Changer son cheval borgne pour un aveugle. Voy. Aveugle.
Il fait bon tenir son cheval par la bride. C’est à-dire, gouverner son bien par ses propres mains.
Il est aisé d’aller à pied, quand on tient son cheval par la bride. Pour dire qu’on endure bien de petites incommodités, quand on peut s’en délivrer à volonté.
N’avoir ni cheval ni mule. Être dans une condition médiocre ; être contraint d’aller à pied.
C’est un cheval échappé. Se dit d’un jeune homme fougueux qui se laisse aller à de grands déportemens.
L’œil du maître engraisse le cheval. Pour dire que la vigilance du maître ajoute à la valeur de son bien.
À cheval hargneux, étable à part. Signifie qu’il faut écarter les gens querelleurs de la bonne société.
Parler cheval. Pour dire, baragouiner ; s’exprimer d’une manière inintelligible.
Un coup de pied de jument ne fait point de mal au cheval. Pour dire qu’il faut prendre gracieusement tout ce que disent les femmes, quelque piquant que cela soit.
Un cheval de bât. Voy. Bât.
Des hommes et des chevaux, il n’en est point sans défauts. Proverbe que l’expérience n’a point encore démenti.
À jeune cheval vieux cavalier. C’est-à-dire, qu’il faut un cavalier expérimenté pour monter un cheval mutin et indompté.
On dit d’un parasite qui ne sait pas monter à cheval, qu’Il se tient mieux à table qu’à cheval.
Qui a de beaux chevaux, si ce n’est le roi ?
Se dit quand on voit des choses de grand prix dans les mains d’un homme très-opulent.
Une selle à tous chevaux. Chose qui peut servir à plusieurs usages ; remède que les empiriques emploient pour toutes sortes de maladies.
C’est l’ambassade de Viarron, trois chevaux et une mule. Se dit par dérision d’un train en désordre.
Une médecine de cheval. Se dit d’une médecine dont les effets sont très-violens.
Un travail de cheval. C’est-à-dire, très-pénible, très-fatigant, et souvent peu lucratif.
Il est bien temps de fermer l’écurie, quand le cheval est échappé. Se dit à quelqu’un dont la négligence a entraîné quelque malheur, et qui prend des précautions quand il n’y a plus de remède.
Écrire à quelqu’un une lettre à cheval. Lui écrire d’une manière menaçante et injurieuse.
Une fièvre de cheval. Une fièvre dévorante. Voy. Bataille.
Les enfans appellent un cheval un Dada. Voy. Broncher, brider.

Cheval

Homme brusque, grossier.

Cheval

Les figures et les dix au jeu de baccarat. — Il n’y a donc que des chevaux au tirage.

Cheval (jouer à)

« C’est risquer (au baccarat en banque) une somme moitié sur chaque tableau, de sorte que, si un tableau perd et que l’autre gagne, le coup est nul. » (A. Cavaillé.) — Faire le reste de la banque à cheval. — On dit également jouer le cheval.

Cheval de corbillard (faire son)

Faire le malin, poser.

Cheval de retour

Forçat évadé et repris.

Cheval de retour

Forçat évadé.

Cheval de retour

Condamné conduit au bagne pour la seconde fois.

C’est un cheval de retour, vois comme il tire la droite.

Balzac.

Cheval de retour

s. m. Vieux forçat, récidiviste.

Cheval de retour

Ancien forçat. — Récidiviste, celui qui a la nostalgie de la prison.

Cheval de retour

Récidiviste.

Cheval de retour

Celui qui a déjà été condamne et qui retourne en prison est cheval de retour.

Cheval de trompette

Personne ne s’effrayant pas plus des menaces, que le cheval d’un trompette, du son aigre de son instrument. — Usité en 1808.

Moi d’abord, je suis bon cheval de trompette, le bruit ne m’effraie point.

H. Monnier.

Cheval de trompette

s. m. Homme aguerri à la vie, comme un cheval de cavalerie à la guerre. Argot du peuple. Être bon cheval de trompette. Ne s’étonner, ne s’effrayer de rien.

Cheval ficelle

Cheval de course léger et décousu.

Chevalier

Chevalier de la triste figure. Homme bizarre et ridicule dont la physionomie prête à la risée.

Chevalier de l’aune

Commis en nouveautés.

Il n’y a que ces chevaliers de l’aune pour aimer la boue au bas d’une robe.

Balzac.

De la rosette : Sodomiste. — Du printemps : Niais portant un œillet rouge à la boutonnière pour singer une décoration.

Chevalier de la courte lance

Savetier, par allusion au tranchet ; le mot date de 1649.

Chevalier de la gripette

Homme qui suit les femmes (Argot du peuple). N.

Chevalier de la grippe

Filou (1821) ; pour l’agrippe.

Chevalier de la rosette

Pédéraste actif ou passif.

Chevalier de la rosette

Homme qui aime son sexe (Argot du peuple). N.

Chevalier du bidet

Souteneur.

Chevalier du crochet

s. m. Chiffonnier.

Chevalier du lansquenet

s. m. Homme qui fait volontiers le pont, à n’importe quel jeu de cartes, — dans l’argot des bourgeois, qui ne sont pas fâchés de mettre au rancart certaines autres expressions sœurs aînées de celle-ci, comme Chevalier d’industrie, etc.

Chevalier du lustre

s. m. Applaudisseur gagné. Argot de théâtre. On dit aussi Romain.

Chevalier du mètre

s. m. Commis de nouveautés.

Chevalier grimpant

Les cambrioleurs. Allusion à ce que les voleurs opèrent aux étages supérieurs des maisons et qu’ils gravissent tous les escaliers (Argot des voleurs).

Coucher avec le cheval

Coucher seul.

Entraîner un cheval

« L’animer et l’enivrer graduellement par la course et par des obstacles légers d’abord, dont le plus grand est le dernier. » — Alph. Karr. — Il y a des entraîneurs de profession.

Faire son cheval de corbillard

Faire le malin. Poser.

Lustre (chevalier du)

Claqueur. La place ordinaire des claqueurs était et est encore, dans beaucoup de théâtres, au parterre, sous le lustre.

Monter à cheval

Être guillotiné. Mot à mot : monter à l’échelle de l’échafaud. L. L. Monter à l’échelle a une toute autre signification dans le peuple ; cela veut dire : faire mettre quelqu’un en colère.
— Il a la tête près du bonnet, il s’enlève comme une soupe au lait.
On dit aussi :
— Il a un si sale caractère qu’il grimpe à tout bout de champ (Argot du peuple). N.

Pissin de cheval

Mauvaise bière chaude.

Traîner le cheval mort

v. a. Avoir du travail payé d’avance, — dans l’argot des ouvriers. On dit aussi Faire du chien.


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