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Aimer pour peau de balle

Aimer pour rien. Perdre son temps et sa jeunesse, amour qui ne rapporte pas (Argot des filles). N.

Balle

Franc.

Balle

Franc (vingt sous).

Balle

Franc.

Balle

Un franc, pièce de vingt sous.

Balle

Une livre ou un franc.

Balle

Tête. — Comme Boule et Coloquinte, balle est une allusion à la rondeur de la tête. Une bonne balle est une tête ridicule. Une rude balle est une tête énergique et caractérisée.

Une balle d’amour est une jolie figure.

Vidocq.

Être rond comme une balle, c’est avoir bu et mangé avec excès. Balle : Franc. — Allusion à la forme ronde d’une pièce de monnaie.

Je les ai payées 200 fr. — Deux cents balles, fichtre !

De Goncourt.

Balle de coton : Un coup de poing. — Allusion aux gants rembourrés des boxeurs.

Il lui allonge sa balle de coton, donc qu’il lui relève le nez et lui crève un œil.

La Correctionnelle.

Balle

s. f. Secret, — dans l’argot des voleurs.

Balle

s. f. Visage, — dans l’argot des voyoux. Balle d’amour. Physionomie agréable, faite pour inspirer des sentiments tendres. Rude balle. Visage caractéristique.

Balle

s. f. Pièce d’un franc, — dans l’argot des faubouriens.

Balle

s. f. Occasion, affaire, — dans l’argot du peuple. C’était bien ma balle. C’était bien ce qui me convenait. Manquer sa balle. Perdre une occasion favorable.

Balle

Ballet.

Balle

Secret.

S’il crompe sa Madeleine, il aura ma balle (s’il sauve sa Madeleine, il aura mon secret.)

(Balzac.)

Mot à mot ; ce qui est caché dans ma balle, dans ma tête. — Faire la balle de quelqu’un, suivre les instructions de quelqu’un.

Fais sa balle, dit Fil-de-Soie.

(Balzac, La Dernière incarnation.)

Balle

Figure, tête, physionomie.

Oh c’tte balle !

(Th. Gauthier, Les Jeunes-France.)

Balle

Pièce d’un franc. Une balle, un franc. Cinq balles, cinq francs.

Balle

Occasion. Rater sa balle, manquer une bonne occasion.

Balle

Secret. Physionomie. Pièce d’un franc. Occasion.

Balle

Celle femme me botte, elle fait ma balle (Argot du peuple). V. Blot.

Balle

Chose qui convient qui plaît, qui fait l’affaire.

ça fait ma balle.

Balle

Visage, celui qui a une bonne figure a une bonne balle.

Balle (enfant de la)

s. m. Ouvrier compositeur dont le père était lui-même typographe, et qui, depuis son enfance, a été élevé dans l’imprimerie. L’origine de cette expression, qui est passée dans la langue vulgaire, est assez peu connue. Elle vient de ce que, avant l’invention des rouleaux, on se servait, pour encrer les formes, de tampons ou balles.

Balle (faire la)

Suivre les instructions données, Signifie aussi convenir : cela fait ma balle, cela me convient.

Balle (faire)

Être à jeun.

Les forçats ne sont pas dégoûtés et quelques taches dans un quart de pain ne sont pas pour faire reculer un fagot de bon appétit et qui fait balle.

(A. Humbert : Mon bagne.)

Balle (rond comme)

Pleinement repu. Être rond comme balle, c’est avoir à peine la force de bouger, tant on a bu et mangé.

Balle de coton

s. f. Coup de poing.

Balle élastique (faire)

Manquer de vivres.

Ballerine

s. f. Danseuse, — dans l’argot des gandins et des journalistes de première année. Habituée de bals publics, — dans l’argot des bourgeois.

Balles

Les testicules, à cause de leur forme : c’est avec eux qu’on fusille les femmes — à bout portant.

Bouffe la balle

Joufflu. — Gourmand.

Bouffe-la-Balle

s. m. Gourmet, goinfre, — dans l’argot du peuple. Se dit aussi d’un homme dont le visage est un peu soufflé.

Brimballer

Vieux mot hors d’usage signifiant sonner les closches, employé dans un sens obscène pour faire l’acte vénérien.

Seulement il ne voyoit’ sa femme brimballant.

Rabelais.

Et que sur le tombeau, où je reposerai,
Neuf fois par neuf matins il brimballe des filles
Et de neuf coups de cul son vit je bénirai.

Théophile.

Coloquinte, balle, tronche, bille

Tête.

Déballer

Déshabiller, enlever l’arsenal des faux-chignons, tournures, soutien des faibles, faux râteliers, et tous les trompe-l’œil de la toilette féminine.

Déballer

Sacrifier à Domange, — dans le jargon des voleurs.

Déballer

Soulager ses entrailles pour quinze centimes, ce que ne pouvait digérer Villemessant qui trouvait exorbitant d’être forcé de donner trois sous pour restituer un petit pain qui n’en coûtait qu’un et encore en laissant la marchandise (Argot du peuple).

Déballer

Personne n’en est exempt.

Déballer

Soulager ses entrailles.

Déballer des fonds de chapeaux (faire)

Ennuyer, obséder quelqu’un, dans l’argot des placiers et des commis voyageurs.

Déballer, déshabiller

Aller à la selle.

Emballé

Arrêté. Celui qui a été arrêté a été emballé.

Emballé (être)

Être arrêté.

Emballé (être)

Être arrêté.

Emballer

Arrêter, écrouer.

Tu vas nous suivre à la Préfecture. Je t’emballe.

Chenu.

On dit d’un cheval emporté qu’il emballe son cavalier, sans doute parce que celui-ci est réduit au rôle passif d’un simple ballot.

Emballer

v. a. Arrêter, — dans l’argot des voleurs et des filles.

Emballer

v. n. Se dit, — dans l’argot des maquignons, — d’un cheval qui prend le mors aux dents, sans se soucier des voyageurs qu’il traîne après lui. S’emballer, se dit dans le même sens d’un homme qui s’emporte.

Emballer

Terminer promptement. — L’ouvrage est emballé.

Emballer

Mettre en prison. — Emballez-moi ce particulier.

Emballer

Conduire en prison. Donner un coup de poing. S’éprendre passionnément. Emballement, entraînement subit, emportement.

Emballer (s’)

S’emporter, se fâcher. On dit d’un cheval qui s’emporte, qu’il « s’emballe » ; d’où s’emballer en parlant des personnes.

Emballer (s’)

Se mettre vite en colère, s’enthousiasmer, emprisonner.

Emballer (se faire)

Se faire mettre à Saint-Lazare, — dans l’argot des filles.

Emballes

s. f. pl. Manières, embarras, — dans le même argot [des filles]. Faire des emballes. Faire des embarras.

Emballes, embarras (faire ses)

« Faire son embarras : Faire beaucoup d’étalage pour peu de chose. » — d’Hautel, 1808. — Emballe est une corruption d’embarras.

Emballeur

s. m. Agent de police.

Emballeur

Agent de police.

Emballeur

Agent de police. Emballeur de refroidis, croque-mort.

Emballeur

Les agents de la sûreté. Ils emballent en effet les prisonniers dans le panier à salade.

Emballeur

Agent de police, parce qu’il emballe.

Emballeur de refroidis

Porteur des pompes funèbres, vulgo « croque-mort ».

Enfant de la balle

s. m. Celui qui a été élevé dans la profession paternelle, comédien parce que sa mère a appartenu au théâtre, épicier parce que son père a été marchand de denrées coloniales, etc. Argot du peuple.

Enfant de la balle

Celui qui a appris et qui exerce le même métier que son père. L’expression est particulièrement répandue dans le monde des coulisses.

Faire la balle élastique

Manquer de vivres, — dans l’argot des voleurs, que cela doit faire bondir.

Faire sa balle

v. a. Suivre les instructions ou les conseils de quelqu’un, — dans l’argot des prisons.

Faire une entrée de ballet

v. a. Entrer quelque part sans saluer, — dans l’argot des bourgeois, amis des bienséances.

Froler sur la balle

Médire de quelqu’un.

Froller sur la balle

Médire de quel qu’un.

Froller sur la balle

Médire de quelqu’un.

Froller, Froller sur la balle

Médire ; maltraiter.

Frotter sur la balle

Médire de quelqu’un.

Mannequin du trimballeur des refroidis

Corbillard.

Mannequin du trimballeur des refroidis

s. m. Corbillard, — dans l’argot des voleurs.

Ornie de balle

Poule d’Inde.

Ornie de balle

Poule d’Inde.

Ornie de balle

Poule d’Inde.

Ornie de balle

s. f. Dinde, — « à cause de la balle d’avoine dans laquelle elle est forcée de chercher sa nourriture, le grain étant réservé aux autres habitants de la basse-cour. »


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