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Accent, Arçon

Signe d’intelligence entre voleurs. — Signal de reconnaissance. Avoir de l’accent, signifie être reconnu pour un voleur à certains signes.

Appliquer la peau d’un garçon (s’)

S’introduire le membre viril dans le vagin.

C’est un grand soulagement d’être aimée, et je trouve, pour moi, que je m’en trouve mieux de la moitié depuis que je me suis appliqué la peau d’un garçon dessus.

Mililot.

Arçon

Avertissement.

Arçon

Signe de reconnaissance entre voleurs qui consiste à cracher fortement à terre ou à courber le pouce de la main droite sur la joue de façon à figurer un c ou petit arc.

Arçon, accent

Signe d’alerte convenu entre voleurs. Du temps de Vidocq (1837) c’était un crachement et un C figuré à l’aide du pouce droit sur la joue droite. — Vient d’arçon : archet, petit arc. V. Roquefort. — La courbe du C représente bien la forme d’un arc. — Accent nous paraît de même une allusion au son du crachat.

Arçonner

Prévenir, tàter, fouiller, frapper.

Arçonner

Faire parler.

Arçonner

v. a. Parler à quelqu’un, l’apostropher, le forcer à répondre. Argot des voleurs.
Pierre Sarrazin avait déjà employé ce mot dans le même sens, en l’écrivant ainsi : arresoner ; je l’ai cherché en vain dans les dictionnaires. D’un autre côté, les voleurs disent : Faire l’arçon, pour signifier : Faire le signal de reconnaissance ou d’avertissement, qui est, paraît-il, le bruit d’un crachement et le dessin d’un C sur la joue droite, près du menton, avec le pouce de la main droite.

Arçonner

Faire parler. Faire l’arçon.

Arçonner une lourde

Frapper à une porte.

Arçonneur

Voleur qui fait le guet.

Arçonnier

Celui qui donne le signal de l’alarme convenu entre les voleurs. Au temps de Vidocq, le C figuré à l’aide du pouce sur la joue droite signifiait : prenez-garde voilà la rousse (Argot des voleurs).

Désarçonné (être)

Ne plus bander, pour avoir trop bandé ; — femme, faire déconner son fouteur.

L’étudiant qui n’est pas encore désarçonné.

Henry Monnier.

Je désarçonnai mon cavalier, qui n’avait pas encore fini sa course.

(Meursius.)

Deux sous du garçon

s. m. pl. Le pourboire que chaque consommateur est forcé — sous peine d’être « mal servi » — de donner aux garçons de café, qui s’achètent des établissements avec le produit capitalisé de cet impôt direct.

Extra, Garçon d’extra

Garçon que les restaurateurs, et, principalement, les restaurateurs de la banlieue, s’adjoignent le dimanche. Les garçons d’extra n’ont que les pourboires. La plupart du temps ils doivent se contenter, pour nourriture, de la desserte de leurs clients et, pour boisson, des fonds de bouteille. Un extra qui connaît son métier, s’entend avec le chef afin de donner des portions copieuses. Il y en a qui maquillent la carte à payer avec autant d’art que le plus habile des grecs les cartes à jouer.

Faire l’arçon

Avertir.

Faire le garçon, faire la fille (pour)

Avoir de l’argent mignon pour s’amuser.

Garçon

s. m. Voleur, — dans l’argot des prisons. Brave garçon. Bon voleur. Garçon de campagne. Voleur de grand chemin.

Garçon

Voleur consommé.

Garçon

Les hôtes habituels des prisons appellent garçon un voleur. Le garçon de campagne est un voleur de grand chemin, qui a pour spécialité de dévaliser les garnaffes. V. ce mot (Argot des voleurs).

Garçon

Dans le monde des voleurs et rôdeurs de barrières, garçon veut dire homme sur qui on peut compter, incapable de faire une dénonciation. Garçon signifie aussi courageux ; celui qui fait le coup de poing à tout propos est un garçon.

Garçon

Voleur franc, à qui ses pairs n’ont rien à reprocher ; (être) être refait.

Garçon à deux mains

Garçon boucher qui travaille tantôt à l’abattoir, tantôt à l’étal. (Vinçard.)

Garçon d’accessoires

s. m. Employé chargé de la garde du magasin où sont renfermés les accessoires. Argot des coulisses. On dit aussi Accessoiriste.

Garçon de cambrouse

Voleur de campagne.

La cognade a gayet servait le trèpe pour laisser abouler une roulotte farguée d’un ratichon, de Charlot et de son larbin et d’un garçon de cambrouse que j’ai reconobré pour le petit Nantais.

Vidocq.

Au moyen âge, garson signifiait souvent vaurien. V. Roquefort.

Garçon de campagne

Voleur de grand chemin.

Garçon, Garçon de Cambrouse

Voleur, — dans le jargon des paysans des environs de Paris. — Garçon de campagne, voleur de grand chemin. — Brave garçon, bon voleur.

Garçonner

v. n. Se plaire avec les petits garçons quand on est petite fille, et avec les jeunes hommes quand on est femme. Argot des hourgeois.

Garçonnière

adj. et s. Fille qui oublie son sexe en jouant avec des garçons qui profitent de cet oubli.

Garçons de campagne

Voleurs de grand chemin.

Joli garçon

s. m. Se dit ironiquement et en manière de reproche de quelqu’un dont on a à se plaindre.


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